O? OXFORD
D'un Homme de Théâtre. 173
^le grandit là, et s'instruisit, sans négliger la ique.
uand vint l'heure de la sortie définitive, ce fut leuil général dans la maison d'éducation. Les resses, les élèves et Jeanne pleuraient à qui IX mieux. On se consola en échangeant vingt a promesse de se revoir. Enfin, à la minute ^me du départ, Jeanne fit naître le sourire au :udes larmes, lorsqu'il lui prit l'idée d'inviter premiers débuts sur un théâtre, sa chère maî- : et ses bien-aimées camarades.
n'y croyait pas à ce moment-là. M"*® Irma îer y songeait.
e présenta sa fille à Jacques Offenbach qui igea, pour ainsi dire «c au jugé, » car il l'ent à peine dans une audition sommaire.
ne l'utilisait guère, à la Gaîté. Elle pouvait urer longtemps dans son obscurité ; mais sa lée était écrite. — Un. jour M"® Théo, qui t.florès dans la Jolie parfumeuse, xomhQ ma-
De ruineux relâches étaient imminents, lorsvl"® Jeanne Granier se présenta à moi. Elle : le rôle; elle le joua ; elle réussit au delà de espérance,
•mi ceux qui i'av,aient remarquée, se trouvait h. Lecocq. Il se met en rapport avec elle ; il resse à cette enfant; il apprécie ce qu'elle :a quelque jour prochain. Bref, il ne veut plus
d'autre ingénue qu'elle/ pour les ouvrages qi^ destine à l!i Renaissance.
J'engage M"® Jeanne, et elle est chargée d*embL ' du rôle de Giroflé'-GirQfla, On se rappelle succès qu'elle obtint.
Sait-on pour qui furent les premiers billets c^ faveur qu'elle demanda ? — Pour sa maîtresse c^ pension,, et pour les grandes, La maîtresse ava promis de venir :. elle dut s]exécuter. Entre nou^ elle était bien heureuse, quoiqu'elle ne voulût pa^ en avoir l'air. Elle avait eu connaissance des trioiri phes de Jeanne. Aussi, le soir de la représentation: quelle Joie! quelle admiration! a Comment c'es , elle, disaient les grandes; c'est notre petite Jeanne Est-elle applaudie, fêtée ! Comme elle est gentille . On n'aurait jamais pu croire qu'elle chanterait si bien !» — Et ceci, et cela : des oiseaux gazouillant !
La maîtresse, toute ravie qu'elle fût, gardaii des scrupules au fond de sa conscience. Aller au théâtre, c'était un péché très-véniel sans doute dans le cas présent... Enfin, c'était un péché! Elk se rassurait en disant : a Dimanche prochain^ Jeanne viendra avec nôtis à l'office; elle fera ses prières accoutumées avec sa foi et son abandon naïf, et, bien vite, le pardon sera envoyé d'en haut à tout notre petit monde agenouillé... et à moi aussi, je l'espère! »
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"Voilà oti eo était M"' Jeanne Graoier lorsque , nous nous sommes quittés.
Elle a grandi en talent, en renommée. C'est donc une carrière Bien et brillamment assurée.
Mais il est dans le cours des choses de ce monde que ia célébrité fasse pâlir l'ingénuité, comme le soleilj en montant à l'horizon, fait pâlir les teintes roses de l'aurore !