I . Je venais d'écrire Gaule et France
D'un Homme dé Théâtre. 29 5
ment pas la fin. J'applaudis à ce qu'il fait de bon, je proteste contre tout ce qm'il fait de mauvais ; mais tout cela sans enthousiasme ^ sans haine. Je ne l'accepte nf ne le récuse : JBi LE SUBIS.
a Alexandre Dumas. »
n* Six ans se sont écouléap- depuis ma démission
donnée. L'homme est-il^bien le même en 1837 qu'en i83i ? ^
, Enjambons *par-dessus dix années. Pendant ces dix années, même dédain des places, même éloignementdela cour;. seulement, pour le développement de l'art, j'ai fait ouvrir, sur le boulevard du Temple, le Théâtre-Historique, où j'ai donné les Girondins, dont le chœur a autant ^aîdé à cette ^volution nouvelle que la Marseillaise à l'ancienne.
— Mais peut-être à propos de l'obtention du pri-
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vilége de ce théâtre af-je pçîs quelque engagement, soit avec un ministre, soit avec un-prince?
Non, car la question de la réforme électorale se présente, cette question du cens dféjà débattue par moLen i833, et de^nt laquelle j'ai prédit au roi Louis-Philippe qu'il se briserait. Je m'inscris l'un des 'premiers au banquet réformiste de Saint-Germain ; et quand une fièvre de fatigue me cloue dans mon lit, j'écris. à Odilon Barrot :
„ a 27 novembre 1847*.
« Monsie^ l^iPrésident,
a Je suis au lit affreus^ent malade d'une grippe qui me tient la tête et la poitrine.; exprimez mes regrets à nos réformistes, djtes en mon nom que je suis de cœur au moieuide vous.
« Je devais porter un> toast à la presse, c'est-àdire aux écrivains qui combattaient en i83o et qui combattent encore en 1847 pour le j^incipe populaire et réformiste. Jq. le porte d'ici. Faites- vous-en Técho.
a Agréez, etc.
a A. DuMâS. d
Il est difficile d^tre plus clair dans son opinion, plus précis dans ses paroles, n'est-ce pas ? ^
Aussi, voyez le Journal des Débats, du 6 décembre, comme il me foudrqjjt!
a Les autres discours, dit-il; ont généralement porté sur la corruptron électorale, parlementaire, politique, etc.-, etc.,* mais aucun d eux ne vaut la peine d'être cité, même par f^gment. Il y a d'ailleurs en toute chose une mesure qu'il ne faut pas dépasser, et la lettre de M. Alexandre Dumas suffit bien cette fois ^la gloire du parti de la réforme. »