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qu'il avoit dit ù cette fille, estoit ({u'il luy Qvoit tcsmoignc avoir beaucoup de douleur de voir les affaires de son royaume en si mauvais esta t. Jugez, s'il vous plaist, de ce qu'il fera, quand il sera marié, puisqu'il agit présentement ainsy '.
1 Loret nous apprendra le nom do cette femme de chambre et le motif de son renvoi; mais, par une précaution assez judicieuse, le chroniqueur burlesque a eu soin de mettie en apostille : Nouvelle apocryphe. Nous citerons son naif récit :
Noiron, du Roi la confidente,
N'ayant pas esté bien prudente,
N.v l>ien f^ardé fidélité
Au secret de Sa Majesté,
Fut assez proinpteincnt chassée,
Et la clioze ainsi s'est passée :
« Voyez-vous, » liiy di/oit le I\ov,
« Il semble qu'on se rit de moy;
» Je cruy tout de bon qu on me Irompe.
>' On m'avoit dit qu'en tî''^'^i<l pompe
» Et dans desiriomplies nouveaux
» Je serois receu dans Bordeaux;
» Mais hélas! je ne puis me taire,
» Que j'aiierçoy bien le contraire!
» Ou Maman, ou le Cardinal
» Seroient-ils la cause du mal ?
» Certes, j'en suis très-fort en peine ;
» Mais ne rlites pas à la Reine
» Que d'un cœur dolent et transi
» Je vous aye dit tout ceci;
» Ne me mettez pas mal près d'elle
» Et me soyez toujours fidelle »
Ce que Noiron mal observa;
Car au mesme temps elle va
A In Régente, sa maistresse,
Fdire narration expresse
De tout ce qu'avoit dit le Roy,
Sans lUy garder secret ny foy.
Il ne faut pas que l'on demande Si l'on fit grande réprimande A notre jeune potentat, Qui, remarquant le peu d'estat Qu'on avoit fait de sa deffense.
Faillit à perdre patience ;
M ADliAIOlSKI. M-: I) K SCUDERV. 99
Voyli^i, Monsieur, tout ce que je vous diray présentement, car je nraperçoy bien que si je vous en disois davantage, vous ne le pourriez pljs lire, tant j'ay pris une forte habitude de mal faire. Je vous diray pourtant encore que mon frère est vostre très-humble serviteur, et que je suis de toute mon ame, etc.