‹ Historiettes moralesChapitre 4 sur 28 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

FRANCESCOLIPPI. mélayer des environs de FJorence, père de Fili|ipo.

BITA, temme de Francesco.

FILIPPO UPPl. Ie«r fils, eRhat de du ans.

STELLA, sa sœur.

BRUTACCIO, chef de brigands.

BDONAVITA, brigand.

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La Rançon èi Génie

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FRANCESCO et RITA.

FRANCESCO , eiilraiit loul liulftani.

Femme, me voici de retour de la ville. Je suis accablé de fatigue.

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51 LA RANÇON DU GfiNlE.

RITA

Apportes-tu du moins quelque bdnne nouvelle?

FBANCESCO.

Eh ! non , une bonne nouvelle m'aurait fait oublier la marche , et je ne me plaindrais pas.

IHTA.

Que t'ont dit ces messieurs du tribunal?

Ce qu'ils disent quelquefois au pauvre quand il demande justice: qu'il faut d'abord déposer de l'argent pour les premiers frais, et puis qu'on fera des poursuites.

C'est une horreur ! déposer de l'argent iwur qu'on arrête ces brigands qui dévastent le pays , qui enlèvent nos bestiaux et nous dépouillent des fruits de nos sueurs !... Francesco, à qui nous adresserons-nous, sil'autorité ne nous protège pas? 11 faudra fuir ce canton, abandonner le pauvre héritage de ton père et aller chercher à vivre ailleurs.

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LA RANœN DU GBNIK.

J'ai dit tout cela à ces messieurs de la justice. Je leur ai raconté comment l'autre jour , tandis que notre petit Filippo gardait le troupeau au pied des Apennins , des brigands fondirent tout à coup sur la plaine , et profitèrent du moment où l'enfant s'était éloigné -pour s'emparer de nos plus beaux agneaux et de nos jeunes chevreaux. Heureusement les mères étaient à la bergerie, sans cela nous étions entièrement ruinés.

Bien plus heureusement encore, Francesco, notre fils, n'était pas là ; car il serait tombé entre les mains des brigands , et peut-être l'auraient-ils tué. . . ]^ sainte madone l'a protégé.

FRANCESCO

Voilà comment tu excuses toujours sa paresse , Rita. Si Filippo n'avait pas quitté le troupeau, il aurait appelé au secours en voyant venir les brigands ; je serais accouru , et nous n'aurions rien perdu.

srTA.

Je l'ai grondé comme toi, Francesco, je lui ai

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recommandé d'être plus attentif. Mais, tu le vois, notre flls ne peut se soumettre à garder les bestiaux , à labourer la terre ; il aime à être seul , et aussitôt qu'il pense qu'on ne le voit pas , il s'amuse à tracer sur la terre des figures d'hommes, des arbres, des moutons. Peut-être notre enfant est-il destiné à une autre vie que la nôtre.

Tu es folle , Eita. Voilà bien les mères; toujours des idées d'ambition pwur leurs enfants... Et à quoi veux-tu que nous destinions notre flls? Avons-nous de l'argent pour pouvoir lui faire donner de l'éducation ? et est-ce au moment où nous sommes dans la misère que tu dois l'encouragera être fainéant?.. Mêle-toi de ta filie et laisse-moi faire de Filippo un bon métayer.

RITA

Calme-toi, mon ami, et confions-nous à Dieu.

» Aide-toi et le Ciel t'aidera. » Femme , il faut que nous et nos enfants redoublions de travail et d'activité pour éloigner la misère. Mais, où est Filippo? Je parie qu'il est encore cwjché.

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