‹ Historique des courses de chevaux de l'antiquité à ce jourChapitre 102 sur 202 · I8'J1 .\ FIN · texte numérisé non relu

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avec le comte de Lagrange, la somme de 7.600.000 francs d'argent public, plus 36 coupes ou objets d'art, d'une valeur totale de 250.000 francs (1).

Il serait trop long de récapituler tous les succès de la casaque tricolore, et nous nous bornerons à rappeler les noms de Dutch Skater, Henry, Mortemer, Verdure, Reine, Écossais, Miss Toto, Flageolet^ Camélia, Braconnier, Chamant, Beauminet, Versigny, Tristan, Frapotel et Archiduc.

On parlait beaucoup depuis quelque temps d'une starting-gate ou machine à donner les départs, d'invention américaine, qui supprimait les inconvénients du départ au drapeau.

Elle consistait en deux poteaux verticaux, plantés de chaque côté de la piste, reliés entre eux par des ficelles ou rubans, devant lesquels les chevaux se rangeaient, et qui se levaient au signal.

L'expérience en fut faite à Maisons-Laffitte, à la fin de la saison.

Les résultats parurent probants, et son usage ne devait pas tarder à se généraliser.

Bien qu'elle ait été perfectionnée depuis lors — les rubans, notamment, ne se relèvent plus, ce qui effrayait nombre de chevaux, mais s'abaissent — on n'en a pas moins reconnu la nécessité du maintien du starter, pour les cas de faux départs; et, aujourd'hui, après bien des incidents regrettables, c'est, en somme, le départ au drapeau qui fait seul loi, que les chevaux aient été rangés ou non devant une starting-gate.

Signalons, en fin de saison, l'installation au haras de Villebon et dans l'établissement d'entraînement de Saint-Louis de Poissy, d'une écurie étrangère, qui ne devait pas tarder à éclipser toutes les autres par ses succès répétés.

M. W.-K. Vanderbilt avait ramené d'Amérique de nombreuses poulinières, achetées à la vente Lorillard, dont la plupart étaient issues de Mortemer. Ce n'est pas à celles-ci d'ailleurs qu'il dut ses futurs cracks, mais à l'élevage national.

Son premier entraîneur fut Diggles, qui avait eu longtemps la direction des chevaux de M. G. Blanc, puis Hughes. Mais ce n'est que du jour où il fit venir l'Américain William Duke, que sa casaque blanche à brassards noirs connut les triomphes éclatants.

Le 24 novembre avait été publié le décret complémentaire de la loi du 2 juin 1891, relatif à la comptabilité des Sociétés de courses et à l'emploi des fonds provenant des prélèvements sur le pari mutuel.

On trouvera ce document au Livre X.

(1) Afin d'éviter les répétitions, nous renvoyons, pour les différentes phases de cette association, à la notice que nous avons publiée à ce sujet, lors de la mort du comte de Lagrange, en 1883. (Voir page 461.)

La vente la plus importante de l'année est celle de l'écurie decourses de M. Maurice Ephrussi, qui renonce provisoirement au turf, tout en conservant son haras c'u Gazon.

Le lot, qui comprenait six chevaux de trois ans, dix de deux ans et neuf yearlings, réalisa 259.000 francs. Les prix les plus élevés furent atteints par le yearling Margaux, payé 51.000 francs par M. E.. Blanc, et Mademoiselle Chiffon, 3 ans, 31.000 francs, par M. H. Say..

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Persimmon.

Le Roi Edouard VII (alors Prince de Galles), l'entraîneur Porter, et le jockey H. Jones.

M. Paul Aumont a la main heureuse avec l'importation de l'étalon Simonian (Saint-Simon et Garonne), né en 1888, qu'il avait payé 28.000 guinées. Sur le turf il n'avait eu qu'une carrière honorable, gagnant, entre autres, les Brocklesby Stakes, à deux ans, le Brighton Cup et le Liverpool Sunimer Gup, à cinq ans. Il n'avait encore fait qu'une saison de monte en Angleterre. En France, il se montrera reproducteur de premier ordre, comme on le verra par la suite.

Ne quittons pas l'Angleterre sans y signaler les victoires, dans le Derby, le Saint-Léger et les Jockey-Club Stakes, de celui qui sera précisément le meilleur continuateur de Saint-Simon, soit PersiMMON, issu de Perdita II, appartenant au Prince de Galles.

C'est la seconde fois seulement, depuis l'origine du Derby, qu'il est remporté par l'héritier du trône, le premier qui y triompha ayant été le futur Georges IV, en 1785. Quant au Saint-Léger, il n'avait pas -encore été gagné par les écuries royales.

A quatre ans, Persimmon comptera deux autres belles victoires^, dans l'Ascot O^old Cup et les Eclipse Stakes.

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