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CHAPITRE LXXVI

Manifestations politiques au Grand Steeple-Chase d'Auteuil. — Agrandissement des tribunes et des pesages de Longchamp et de Maisons-Laffitte. — ■ Holocauste^ Flying Fox, Perth, Fourire, Gobseck, Sésara. — ■ Jeanne Brunette, Gardefeu, Le Roi Soleil et Général-Albert (suite). — Grand Critérium d'Ostende. — Écuries du baron Edouard de Rothschild et de M. James Hennessy. — MM. H. Sa\% baron de Bizi, H. Cartier, comte d'Espous de Paul, A. Menier, F. Wheeler. — Mort de Saxifrage.

Pour la première fois, et pour la dernière, espérons-le, les passions politiques se donnèrent libre carrière aux courses, et, le jour du Grand Steeple-Chase d'Auteuil, quelques énergumènes du pesage se livrèrent à de violentes manifestations et jusqu'à des voies de fait contre le Président de la République.

Ces déplorables incidents eurent leur répercussion sur la Journée du Grand Prix et, par contre-coup, sur le commerce parisien. Les partis avancés ayant menacé d'une contre-manifestation, la foule fut peu nombreuse et peu élégante, en dépit du beau temps et des importantes mesures d'ordre qui avaient été prises.

On compta 3.000 voitures de moins que l'année précédente et une diminution de près de 1.500.000 francs dans les entrées et les opérations du pari mutuel.

Joli résultat, en vérité, que celui qu'avaient obtenu là ces précurseurs des Camelots du Roy!

La Société d'Encouragement avait entrepris de grands travaux sur l'hippodrome de Longchamp : la tribune près du pavillon avait été surélevée, la piste d'arrivée élargie et le pesage embelli.

De même à Maisons-Laffitte, où la piste et le pesage avaient été agrandis.

Puisque nous parlons de la Société Sportive, signalons sa tentative.

qui fut de courte durée, en raison de son peu de succès, de courses pour arabes et anglo-arabes.

Une fois de plus le vieux dicton, qui veut que la Roche Tarpéienne soit près du Gapitole, allait trouver son application, et M. de Brémond, que la Fortune semblait combler de ses bienfaits, devait l'éprouver à ses dépens. .

Avec Holocauste (Le Sancy et Bougie), il était en droit de se croire en possession, non plus seulement d'un excellent cheval comme son frère de mère, Gardefeu, mais encore d'un très grand cheval.

Il était de robe grise, peut-être un peu droit sur ses devants, mais de structure imposante et d'une puissante action. Il était, hélas! marqué par le sort, et un banal accident de courses devait lui coûter tout à la fois le Derby de Chantilly et la vie dans celui d'Epsom, au moment où sa victoire paraissait assurée.

Non placé pour ses débuts, dans l'Omnium de DeuxAns — gagné par l'outsider John Wyse, à M. J. Hennessy, à 50/1 — il avait enlevé dans un canter le Critérium de Maisons-Laffitte, le Grand Critérium (où Perth n'était pas placé) et le prix Le Destrier, malgré une surcharge de 10 livres.

Une première déception l'attendait à sa rentrée, dans le prix Lagrange où, sans qu'on ait pu expliquer cette défaite incompréhensible, il fut battu d'une tête par Mie, à E.-H. Flatman, qui ne rapporta pas moins de 1.095 francs au pari mutuel, tant sa chance semblait problématique, et dont toute la carrière se borna à cette victoire inespérée.

Holocauste ne tarda pas à se réhabiliter et, comme à deux ans, ce fut dans un canter qu'il enleva successivement le Biennal, le prix La Rochette et le prix Lupin, où il laissait Vélasquez à six longueurs.

Pendant ce temps Perth (War Dance et Primrose Dam), à M. Caillault, posait également sa candidature au Derby de Chantilly, par ses faciles victoires dans les prix Hocquart, Daru et la Poule d'Essai. Payé 2 7.500 francs, à la vente des yearlings de M. Maurice Ephrussi, il avait couru sans succès, l'année précédente, à deux reprises, à Deauville; puis il avait enlevé deux épreuves sans importance à Vincennes, n'avait pas figuré dans le Grand Critérium, et avait triomphé, à un avantage de poids, de Içan IV et Franco- Russe, dans le Critérium International.

Bien que le hasard de leurs engagements respectifs ne leur eût pas permis de se rencontrer avant le prix du Jockey-Club, c'est avec bien peu d'impatience que l'on attendait l'issue de la grande épreuve de Chantilly. Les performances de Holocauste étaient estimées tellement plus concluantes que celles de son rival, que l'on n'hésitait pas à payer 1/2 en sa faveur, tandis que Perth était à 7/2, Cognac à 10/1, Vélasquez à 40/1, etc.

Au lieu de la brillante victoire que sportsmen et public espéraient, nous eûmes l'attristant spectacle d'un animal dominant ses adversaires, mais paralysé dans son action et réduit à l'impuissance par la façon malencontreuse dont son jockey l'avait placé à l'arrivée!... Bien en course jusqu'à la descente, on l'avait vu rétrograder brusquement et tout le peloton le "dépasser. On attacha d'autant moins d'importance à cet incident, — qui était cependant capital, comme on le verra, — qu'une fois dans la ligne droite, Holocauste était revenu

Phot. J. Delton.

Penh.

dans des foulées magnifiques, regagnant sans cesse du terrain sur Perth, Cognac et Vélasquez, entre qui une lutte sévère s'était engagée. Son action était telle, que sa victoire ne faisait plus de doute, mais Watkins, au lieu de l'amener carrément en dehors où la voie était libre, le poussa dans ]c sillage des chevaux de tête, en sorte qu'il se trouva littéralement bloqué. Quand, aux tribunes. Cognac cédait enfin et livrait un passage, il était malheureusement trop tard, et Pe/'/^ l'emportait péniblement d'une demi-longueur sur Vélasquez, qui avait succombé précédemment de six longueurs contre Holocauste ! Ce fut une cruelle déff^ption pour M. de Brémond, moins cruelle

encore, cependant, que celle qui l'attendait à trois jours de là en Angleterre.

Il n'avait pas accepté cette défaite, en effet, et il avait envoyé son poulain disputer le Derby d'Epsom au grand favori Flying Fox (Orme et Vampire), au duc de Westminster, pour lequel on payait 1/3, en raison de ses brillantes performances. Il avait déjà remporté, entre autres victoires : à deux ans, les New Stakes. à Ascot, et les Criterion Stakes, à Newmarket ; à trois ans, les Princess of Wales

ÈÊÊrnÊBÊÊKÊÊm

FI y in g- Fox.

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W. Koueli, JJU..UOI1, copyiight.

Stakes et les Deux mille Guinçes, auxquels il ajoutera par la suite le Saint-Léger, les Jockey-Club et les Eclipse Stakes.

Pour en revenir au Derby, la veille de la course, de mauvais bruits circulèrent sut Holocauste, dont une des jambes semblait un peu raide, sans qu'on pensât à rattacher cette légère boiterie au brusque arrêt qu'il avait marqué à Chantilly. Le lendemain, comme il paraissait mieux, il prit part à la course, dont le départ ne fut donné qu'après une heure de retard en raison des incartades de certains concurrents. Monté par Tod Sloan, qui le laissa s'étendre dans sa longue action. Holocauste prit résolument le commandement et mena d'une allure si soutenue, qu'à l'avant-dernier tournant, /^/î/m^-/^o:c était seul à pou-

voir le suivre, tous les autres étaient battus. A 500 mètres du poteau, Flying-Fox, déjà monté des jambes, rejoignait Holocavste, à qui Sloan n'avait encore rien demandé. Pendant trois cents mètres encore, les deux chevaux restèrent collés Tun à l'autre, Morning Cannon étant obligé de solliciter déjà plus sérieusement le sien, afin de ne pas perdre contact, alors que Sloan ne bougeait toujours pas. Dès lors la course semblait courue pour le champion français, quand l'on vit tout à coup Holocauste s'arrêter, tournoyer sur lui-même et tomber, laissant Flying-Fox gagner dans un canter.

Il venait de se casser la jambe, et dut être abattu sur place. L'ailtopsie démontra qu'il ne s'agissait pas seulement d'une fracture, mais que les os étaient fracassés en tous petits morceaux, comme si la jambe avait été broyée; l'on en conjectura qu'il se l'était fêlée à Chantilly, en portant le pied à faux, ce qui expliquait son brusque arrêt dans la descente, qui avait paru incompréhensible au moment même, et la boiterie de la veille qui en était la conséquence.

Holocauste n'eut-il pas renouvelé l'exploit de Gladiateur — -et tous les bons juges estiment qu'au moment où l'accident se produisit il avait course gagnée — que cette performance seule contre Flying- Fox en faisait un cheval de grande classe.

C'était une perte énorme pour M. de Brémond et pour l'élevage national.

Débarrassé de ce redoutable adversaire, Perth n'eut encore à battre que Vélasquez dans le Grand Prix, et que Gobseck et ce même Vélasquez, dans le Royal-Oak, ce qui lui a permis de réaliser, le premier, le quadruple event des Poule d'Essai, Jockey-Club, Grand Prix et Royal-Oak, qu'aucun autre n'a pu réussir encore depuis lors. Mais il échoua dans le prix duPrince d'Orange, où une tâche plus sérieuse lui était imposée : il s'agissait, pour lui, de rendre 9 livres à Fourire, qu'il rencontrait pour la première fois.

Fourire (Palais-Royal et Fourchette), à M. Fasquel, était un ravissant cheval, à l'action souple et légère, qui, avec trois petits succès à deux ans, venait de remporter avec la plus extrême facilité onze victoires consécutives, dont les prix de Fontainebleau, de Guiche, Boia.Td {sur Railleur , Le Roi Soleil, Machiai>el,Quilda, eic.),Mondirque, où il fit walk-over, et le Grand Prix de D eau ville, après lequel il avait été mis en vente et retiré à 200.000 francs.

La partie semblait circonscrite entre Perth et Fourire qui, en raison de ses 9 livres d'allégeance, partit favori. 11 battit, en effet, Perth de cinq longueurs pour la seconde place, mais tous deux furent mis d'accord par la vieille Jeanne Brunette, alors en pleine forme, qui ne recevait pas moins de trois années et le sexe.

Il est difficile, sur le résultat d'une seule rencontre, de décider quel était le meilleur de Fourire ou de Perth. A ne voir des choses que le côté brutal, il est certain que Fourire battait son rival de beaucoup plus que les 9 livres qu'il en recevait, mais, ne peut-on dire aussi

que, voyant la partie perdue, le jockey de Perth n'avait pas beaucoup insisté pour la place, en sorte qu'il ne faudrait pas prendre trop au pied de la lettre la distance officielle de cinq longueurs, qui les séparait à l'arrivée.

Nous pensons que les deux poulains se valaient, et nous regrettons que l'absence de grands engagements ait empêché Fourire de se mesurer à armes égales contre Perth. La souplesse de leur action et leur maniabilité commune eussent donné aux épreuves classiques un intérêt qu'elles n'eurent pas.

A quelques jours du prix du Prince d'Orange, Fourire succombait d'une tête, dans le prix du Conseil Municipal, contre Libaros, à qui il rendait l'année et 8 livres, après une lutte superbe, au cours de laquelle la question de monte joua le rôle capital : Ware, qui le pilotait, fit de son mieux, mais on peut dire que, plus encore que Libaros, ce fut Tom Lane qui gagna la course.

Il termina l'année par une place de troisième, dans le prix de la Forêt. Ses gains, à trois ans, s'élevaient à 244.350 francs.

La meilleure pouliche est Sésara (Donovan et Séraphine II), que M. A. Manier avait payée 28.000 francs à la vente des yearlings de M. Maurice Eplirussi, deux ans auparavant. Gagnante, à deux ans, de plusieurs prix, dont celui de la Salamandre, elle remporta la Poule d'Essai, ne fut pas placée dans le prix de Diane — qu'enleva l'outsider Germaine, à Willy Carter, qu'on n'avait pas revue de l'année — ni dans le Grand Prix, et triompha dans les prix de Flore et Vermeille, précédant à l'arrivée, dans celui-ci, ses deux camarades Ismène et Bérénice.

En plus du prix du Prince d'Orange, qu'elle avait enlevé, ainsi que nous l'avons vu, sous un poids déplume, la vieille Jeanne Biunetîe 6 ans, gagna encore six autres courses, dont le Handicap libre, sous le top weight de 60 kil. 1/2.

Battu de huit longueurs, dans l'Ascot Gold Cup, après avoir remporté les prix des Sablons, Hédouville et de Dangu, Gardefeu fut alors retiré du turf. Au printemps, alors qu'on payait 1/3 en sa faveur dans le Biennal, il avait fini à vingt longueurs de son camarade Riverain, que l'on cotait à près de 200/1!... Après ce que nous avons vu de l'irritabiUté des joueurs, réjouissons-nous une fois de plus du couplement des chevaux d'une même écurie au pari mutuel.

Le Roi Soleil échoua contre Fourire et Railleur dans le prix Boïard, puis il enleva sans lutte le Cadran et le Rainbow.

Les deux ans que leurs succès mettent en évidence sont Ramadan, à qui un accident ne permettra plus de reparaître sur le turf;

après la deuxième année, Semendria, Codoman, Clairette, Agathos et Contretemps.

A l'étranger, Le Sénateur, 4 ans, non placé, avec son compagnon Gardefeu, dans la Coupe d'Or, à Ascot, y enlève ensuite l'Alexandra Plate.

Plus heureux à Bade qu'en France, le trois ans Gobseck (Little- Duck et Glencara), au comte de Juigné, y fait une fructueuse moisson de deux épreuves de 100.000 francs chaque, le prix d'Iffenzheim et le Grand Prix, dotés en plus, Je premier d'un objet d'art, et le second d'une coupe d'or.

Le meeting d'Ostende n'avait pas encore pris le développement qu'il a acquis par la suite : il n'en offrait pas moins déjà un Grand Prix de 50.000 francs, que Général- Albert, à M. P. Aumont, remporta pour la seconde fois, et un Grand Critérium de 20.000 francs, qui venait d'être créé l'année même, et qui deviendra, grâce à sa riche allocation, une des plus belles épreuves continentales réservées aux jeunes chevaux (1).

Aux couleurs connues du baron A. de Rothschild et de Jacques et Richard Hennessy, viennent s'ajouter celles du baron Edouard de Rothschild (casaque cerclée bleu et jaune, manches et toque jaunes) et de M. James Hennessy (casaque vert de mer, ceinture et toque orange).

Les premières passent le winning-post, à Maisons-Laffitte, dans les prix de la Manche et Farfadet, avec Justitia, et les secondes figurent à l'arrivée dans le prix de l'FjSpérance, à Amiens, avec Daïmio.

Au bulletin nécrologique nous avons à enregistrer la mort de MM. H. Say, baron de Bizi, H. Cartier, éleveur, comte d'Espous de Paul, propriétaire dans le Midi, A. Menier, J. ^^Tieeler et de l'entraîneur G. Stern.

M. H. Say, qui faisait courir depuis 1878, avait fondé le haras de Lormoy, où il avait importé The Bard. Ses chevaux étaient confiés à R. Carter Senior, entraîneur public à Chantilly, qui avait été un moment au service du comte de Lagrange.

(1) De 20.000 fr. au début, l'allocation a été portée à 50.000 fr., en 1902; ramenée à 30.000 l'année suivante, élevée à 40. 000 en 1904, puis réduite cà nouveau à 30 000 en 1905, elle est de 50.000 fr. depuis 1907.

La di.?tance est de 1.000 mètres^Éepuis 1908; jusque-là, elle n'était que de 900 mètres.

MM. Caillault et Edmond Blanc l'ont remporté chacun deux fois : le premier, avec Reine-Margot (1902) et Magali (1909); le second, avec Fils du Vent (1908) et Lord Burgoyne (1910).

En 1911, ce fut le tour de M. W.-K. Vanderbilt, avec Pétulance.

Les couleurs de M. H. Say — d'abord, casaque noire, manches et toque rouges, puis casaque rouge, manches et toque bleues — avaient été portées avec honneur par Bérenger, Hoche, Annita, Idle Boy, Madcap et Indian Chief.

Désireuse de continuer l'élevage de Lormoy, Mme H. Say ne liquida que l'écurie de courses de son mari : celle-ci, qui comprenait 25 chevaux de deux ans et au-dessus et 20 yearlings, produisit 780.000 francs (1).

Ancien gentleman-rider réputé, le baron de Bizi était un des handicapeurs de la Société d'Encouragement. Il fut remplacé par M. A. Sautereau, fondateur de la Vie Sportive, écrivain des plus compétents en matière de courses et d'élevage.

M. Albert Menier ne faisait courir que depuis 1892. Nous avons dit quelle formidable cavalerie il avait réunie à diamant. Mais aucune méthode ne présidait à la direction de cette nombreuse écurie, M. Menier n'exigeant guère de ses entraîneurs, les frères Bartholomew, autre chose que de voir ses couleurs représentées dans toutes les courses. Qu'ils fussent en condition ou non, ses chevaux devaient donc paraître en public, aussi semblaient-ils souvent avoir été engagés et courir au petit bonheur.

Il n'en avait pas moins remporté déjà le prix Royal-Oak, avec Boinhon, le prix de Diane, avec Cambridge, le prix Boïard, avec Quilda, la Poule d'Essai et les prix de Flore et Vermeille, avec Sésara.

Avant d'élever pour son propre compte, M. A. Menier s'était successivement assuré la production de Dangu, pendant le temps que M. Michel Ephrussi s'était retiré du turf après le scandale Gospodar, puis celle de Victot.

Mme Menier ne conserva qu'une partie des poulinières et seulement quelques-uns des chevaux à l'entraînement, Sésara, Bérénice, etc.

Le reste — 42 chevaux de 3 ans et au-dessus, 32 de 2 ans, 42 yearlings, 24 foals, 21 poulinières et 5 étalons — soit au total 166 têtes, ne réalisa que 610.125 francs. Aucun nom ne nous semble à retenir.

J. Wheeler avait monté pour le baron de Rothschild, M. A. Lupin, le comte de Lagrange et M. E. Blanc. Nous avons relaté en leur temps le scandale auquel il donna lieu par le « tirage » de Kilt, dans la Poule d'Essai, ainsi que la ruse présumée qu'il employait, à l'exercice, pour tromper Hudson sur la valeur de Salvator, afin de s'en réserver la monte dans les grandes épreuves.

Il était l'entraîneur de Nubienne, quand celle-ci gagna le Grand Prix.

(1) Lesprixles plus élevés furent atteints parMaâfisiraZ, 3 ans, payé 55.000 fr. par R. Carter, et les deux yearlings, Maltais, 51.000 fr., par M. Caillault, et Old Warior, 47.000 fr., par M. Vanderbilt.

L'entraîneur G. Stern était le père de Georges Stern, l'excellent jockey de M. E. Blanc, qui n'était encore qu'un gamin et qui ne faisait que débuter dans la carrière, où il devait trouver gloire et fortune.

A l'automne était également mort le duc de Westminster, le grand éleveur-propriétaire anglais, dont Flying-Fox venait précisément, cette année même, de faire triompher une dernière fois le célèbre élevage d'Eaton, où étaient nés, avant lui, son père Orme, son grandpère Ormonde et son aïeul BeiuV Or.

Notre élevage fait une grosse perte avec la mort de Saxifrage { Vertugadin et Slapdash) que M. P. Aumont avait payé 50.000 francs à la vente après décès de son éleveur, M. Edouard Fould, en 1881. Ce frère de Saltarelle et Saltéador était un magnifique animal, d'un modèle irréprochable, qui avait obtenu le premier prix des étalons à l'Exposition Universelle de 1889. Au haras de Victot, il s'était montré un étalon remarquable et ses produits gagnèrent plus de 2.500.000 francs à une époque où le budget des courses était encore réduit. Parmi les meilleurs, rappelons : Frégate, Ganymède, Sauterelle, Brisolier, Ténébreuse (présumée), Sibérie, Nativa, Pourtant, Mirabeau et Miss Jane.

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