‹ Historique des courses de chevaux de l'antiquité à ce jourChapitre 113 sur 202 · IH91 A FIN 1U · texte numérisé non relu

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l'objet d'art), que par la création de nombreuses épreuves nouvelles, comme le prix Consul (20.000 francs, 4.000 m., pour 4 ans et au-dessus) et le prix de Seine-et-Oise (20.000 fr., 1.400 m., pour chevaux de 2 ans et au-dessus I qui, par ses conditions de poids et de distance, rappelait l'ancien prix de la Forêt , de la Société d'Encouragement .

De son côté, la Société d'Encouragement songe à fêter dignement le soixante-quinzième anniversaire de sa naissance, qui tombe en 1908, et elle annonce qu'à cette occasion, le Grand Prix sera porté à 300.000 francs.

Enfin, rappelons, avant d'aborder le côté technique de l'année, qu'il avait été fortement question des courses et des paris à la tribune delà Chambre.

C'avait été d'abord, au début de l'année, M. Edmond Lepelletier, qui ne demandait rien moins que la liberté du jeu, par le rétablissement, dans des conditions déterminées de contrôle, des paris au livre, et l'unification obligatoire des rendements du pari mutuel!

Ensuite, la proposition tendant à frapper d'un droit de 10 p. 100 les sommes gagnées en prix de courses.

Puis, en novembre, M. Réveillaud réclamait la suppression pure et simple du pari mutuelet son remplacement «par la perception d'un droit spécial, dont la quotité serait fixée par décret, sur les entrées aux hippodromes et champs de courses, le produit devant en être affecté, par les soins de l'État, à l'encouragement de l'élevage du cheval de guerre et aux œuvres d'assistance et de bienfaisance publiques. »

L'exposé des motifs de cette dernière proposition faisait valoir d'excellentes raisons, notamment en ce qui concernait le rôle de r État-Croupier; mais son adoption eût entraîné la mort des courses, en enlevant aux Sociétés la part considérable de ressources que leur procure le prélèvement de 4 p. 100 sur les opérations du pari mutuel, en même temps qu'elles se seraient vu obligées de restituer, sous forme de droit spécial, une partie des recettes provenant des entrées.

Pour ne parler que des cinq grandes Sociétés de courses parisiennes, c'eût été les priver annuellement d'un revenu de plus de 12 millions de francs, qu'elles distribuent, tant sur leurs propres hippodromes qu'en province, sous forme d'allocations ou de primes.

La proposition Réveillaud fut donc enterrée, comme les deux précédentes d'ailleurs.

Prestige (Le Pompon et Orgueilleuse), — le meilleur cheval que W. Duke prétend avoir jamais entraîné — n'avait malheureusement pas de grands engagements. On doit d'autant plus le regretter qu'il n'eut jamais à s'employer pour triompher, et que, de ce fait, sa mesure demeure inconnue. De taille moyenne, bien pris dans son ensemble, d'une maniabilité parfaite, son jockey n'avait qu'à le laisser s'étendre dans son action souple et légère pour qu'il dominât aussitôt ses adver-

saires, soit qu'il prît la tête dès le départ et gagnât sans être inquiété, soit qu'il ne l'amenât qu'à l'entrée de la ligne droite, auquel cas il lui suffisait de quelques foulées pour être maître de la situation.

Il confirma son éclatante carrière de deux ans en remportant successivement, avec la plus grande désinvolture, les prix de Saint-Gloud, Lagrange. Eugène-Adam, Biennal, Fould, du Prince de Galles, Hédouville, de Victot et Seymour, dans lesquels il avait battu, outre ses contemporains Moulins -la- Marche, Procope et Quérido, des chevaux comme Punta-Gorda, Clyde, Marsan , Phœnix et Presto II, c'est-à-dire l'élite des vétérans alors sur la brèche.

Tombé boiteux après le prix Seymour, il fut retiré de l'entraînement et quitta le turf sans avoir connu la défaite, après avoir remporté 16 victoires, s' élevant à 353.244 francs.

Ses premiers produits ont paru en 1910. On ne saurait donc le juger encore comme étalon.

Maintenon (Le Sagittaire et Marcia) avait été payé 23.000 francs, par W.-K. Vanderbilt, à la vente des yearlings du haras du Perray, à M. Gaston-Dreyfus. De haute taille, d'un modèle puissant, déparé par une tête commune et sans expression, d'une vilaine robe alezane, avec un arrière-main fort plat, il ne payait pas de mine; mais une fois en action, il se transformait; le grand animal veule qu'il semblait au repos s'animait, et ses détracteurs mêmes furent conquis par son abat âge formidable.

Il n'avait pas couru à deux ans, et en dépit de ses succès au printemps, il fut un cheval tardif qui ne trouva sa véritable forme qu'à partir de l'été.

Encore très vert, il débute dans le prix Delâtre, où il ne peut finir que mauvais troisième, derrière Montlieu et Pascal, devançant, entre autres, £'ic?er et Çwéric^o; prend encore la troisième place, dans le prix de Guiche, derrière Moulins-la- Marche et Saint-Elnie; enlève de trois longueurs le prix Hocquart, àunlot aussi nombreux que médiocre ; est battu d'une longueur, par E'ic^er, dans la Poule d'Essai, et par Grillon^ dans le prixDaru, où il porte des œillères, par crainte d'incartades, qui ne se produisirent jamais; bat facilement Flying Star et neuf autres adversaires dans le prix Lupin, et n'a aucune peine à remporter le prix du Jockey-Club, par une demi-longueur, sur Quérido, Eider, Narçaez, Brisecœur, Montlieu, Ganelon II, la favorite Flying Star et huit autres II était monté — Ransch, le jockey de l'écurie, ayant été victime d'un accident, quelques jours auparavant — par P. Woodland, jockey d'obstacles qui, à dix ans d'intervalle, renouvelait le succès, dans cette même épreuve, d'un autre jockey d'obstacles, Boon, sur Ghampauhert.

Dans le Grand Prix — que l'anglais Speannint gagne de bout en bout, sur Brisecœur et Stonn — il ne figure pas à l'arrivée, et finit, avec Flying Star, parmi les derniers. Une inflammation tendineuse dont il souffrait à ce moment lui ôta tous ses moyens; mais on peut

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