CHAPITRE LXXXVII
Mort de S. M. Edouard VII. — Nuage, Marsa, Basse- Pointe, La Française. — ■ Oversight, Ronde- de- Nuit, Ossian, Aveu (suite). — Prix La Force. — Letuberg : record du temps dans le Derby d'Epsom. — Mort de Simonian. — Musée du Cheval, à Saumur. — Substitution involontaire de pouliches. — Retraite tapageuse de M. Veil-Picard.
Une année ne s'était pas écoulée depuis la victoire de ses couleurs dans le Derby, que le roi Edouard VII s'éteignait, le 6 mai, à l'âge de 69 ans, après un règne de quelques années seulement.
Nous n'avons pas à retracer ici le rôle considérable que ce prince, par son expérience de la vie, sa connaissance des hommes, son grand bon sens et son jugement éclairé, joua dans la politique européenne, dont il était devenu l'arbitre.
Nous nous contenterons de rappeler que le roi Edouard VII était l'ami sincère et loyal de la France, et sa mort provoqua, chez nous, la même impression de douleur qu'au delà du détroit.
Comme sportsmann, Edouard VII tient une place de premier ordre dans l'histoire du turf britannique.
Ses couleurs — casaque et toque pourpre et or ■ — ■ parurent pour la première fois, en 1881, alors qu'il n'était encore que Prince de Galles, en courses d'obstacles, avec Champion. Neuf ans plus tard, elles triomphèrent avec Âmbush, dans le Grand National de Liverpool.
Enl887,àNewmarket, il matcha, en plat, pour un pari de 12.500 fr., son cheval Alep contre Arowal, à lord Swattinairn, qui l'emporta facilement, et fonda, la même année, le haras de Sandringham, dont la jument Perdita II devait illustrer l'élevage. Nous ne reviendrons pas sur les exploits de ses fils que nous avons rappelés en leur temps.
Ce que l'on sait moins du roi Edouard VII, c'est qu'étant encore prince de Galles, il avait été l'associé de M. P. Lorillard, dans la propriété du cheval américain Iroquois, vainqueur du Derby et du Saint-Léger, en 1881.
Trois concurrents anglais vinrent disputer le Grand Prix : Lemberg, le gagnant du Derby d'Epsom, Charles O'Malley, cheval de second ordre, et Bronziyio, &oni les chances paraissaient si problématiques, qu'il partit à la cote de 120/1.
Du trio, ce fut lui, cependant, qui courut le mieux, se plaçant troisième, devant Charles O'Malley et Lemberg,k trois quarts de longueur de Reinhart, que Nuage précédait de trois longueurs.
La place de Bronzino et surtout celle de Reinhart, — qui ne put mieux faire que de finir troisième dans le prix du Jockey-Club, derrière des animaux aussi médiocres que Or du Rhin III et Renard Bleu — enlèvent beaucoup de la valeur de la performance du vainqueur.
Nuage (Simonian et Nephté), à Mme N.-G. Cheremetefî, provenait de l'élevage de Victot. Sur 5 sorties, à deux ans, il avait remporté 3 victoires (Critériums de Dieppe et de Maisons-Laffite et prix Saint- Léonard, à Chantilly), et pris la seconde place, derrière Ûriel, dans le Grand Critérium.
Le mauvais état de ses jambes ne lui permit pas de se montrer souvent à trois ans et on ne le vit que trois fois avant le Grand Prix : dans le prix de Guiche, où il n'eut rien à battre, dans le Biennal où il succomba contre Sabloimet, et dans le prix GrefYulhe, où son adversaire le plus sérieux fut Aloès III.
C'étaient là d'assez maigres titres pour un candidat au Grand Prix. Mais la médiocrité des autres compétiteurs français était telle, qu'il partit second favori, après Lemberg. Comme la plupart des produits de Simonian, il s'accommoda à merveille du terrain détrempé, dans lequel Lemberg, au contraire, mal servi par des sabots très étroits, s'enlisa. Le jockey de ce dernier n'insista pas, du reste, voyant la partie perdue; mais en tout état de cause, il est fort douteux qu'il eût gagné, car il manquait de la tenue nécessaire, ainsi cju'il le prouva dans le Saint-Léger de Doncaster où, sur une distance sensiblement égale à celle du Grand Prix, il finit encore derrière Bronzino (1).
Pour célébrer la victoire de Nuage, son entraîneur G. Cunnington senior donna une grande fête à Gouvieux, dont le principal attrait fut un bœuf entier rôti.
Nuage ne reparut pas après le Grand Prix; en 1911, il fut acheté par le Gouvernement allemand.
La meilleure bête de l'année — étant donné que Basse-Pointe, Badajoz et La Française, en dépit de leurs succès, ne seront vraiment eux-mêmes qu'à quatre ans, — est sans contredit Marsa (Adam et Favonia), à M. Edmond Blanc, qui, sur quatre sorties à deux ans, avait remporté trois victoires, dont l'Omnium de Deux Ans et le Critérium International et qui n'avait été battue, dans le Critérium de Maisons-Laffitte, que par Nuage, à qui elle rendait deux Uvres et le sexe.
(1) Lemberg n'en fit pas moins une course remarquable dans le Derby, en abaissant à 2' 36" 1/5 le record du temps, détenu jusqu'ici par Spearmint, avec 2' 33" 4/5.
Non placée, pour sa rentrée, dans le prix Le Roi Soleil, à Saint- Cloud, elle enlève ensuite le prix Semendria; se fait battre, par excès de confiance de son jockey, dans la Poule d'Essai, par Vellica;pu\s remporte le prix La Rochette et le prix de Diane, après avoir mené de bout en bout, et dans lequel Vellica n'est que troisième. Elle succombe d'une encolure, contre Oversigkt, alors imbattable, dans le prix du Président, à Maisons-Laffitte, où elle précède cependant des chevaux comme Ossian, SeaSick et Gros Pajoa, mais elle rend facilement 10 livres aux poulains de son âge dans le prix Monarque et l'année et 4 livres à Rose-de-Flaîidre, dsins le Grand Prix de Vichy. Elle décline alors de forme et, si elle prend encore la seconde place, dans le prix d'Amphitrite, derrière Hilda II, qui en reçoit 11 livres, ses deux dernières sorties, dans les prix Royal-Oak et Vermeille sont des plus obscures. Ses gains de l'année s'élèvent à 321.000 francs.
Après elle, on trouve encore deux pouliches, qui devaient surtout briller à quatre ans, Basse-Pointe et La Française.
Basse-Pointe (Simonian et Basse-Terre), — que son propriétaire, M. E. de Saint-Alary eut l'heureuse idée de racheter pour 21.000 fr., à la vente de son écurie, au mois de juin, — inscrit à son actif le Handicap de la Manche, à Deauville, les prix Vermeille et Salverte;
La Française (Simonian et Keltoum), à M. A. Aumont, gagnante des prix de Lutèce, de Flore et du Grand Saint-Léger de Caen.
Puis viennent : Radis-Rose, gagnant des prix de Saint-Cloud, des Haras Nationaux, Delâtre et Hédouville, dans lequel il battit Oversight; — Or du Rhin III, prix Daru et du Jockey-Club; — Cadet Roussel III, prix Juigné, Miss Gladiator et Edgard de La Charme ; — Gros Papa, prix Citronelle, Paul Amont, Ajax, Flageolet et du prince d'Orange, dans lequel il fait dead-heat avec Ronde-de-Nuit; — Reinhart, prix Royal-Oak; — Aloès III, prix Noailles, de Courbevoie et Edgard Gillois; — Messidor III, prix Lagrange; — Coquille, prix Lupin; — Kildare II, Grand Prix de Nice; — My Star, prix Hocquart; — Sahlonnet, prix Biennal; — Assouan II, prix La Rochette; — Vellica et Sifflet, la Poule d'Essai de leur sexe.
Les trois grands vainqueurs, parmi les vétérans, sont Oversight, Ronde-de-Nuit et Ossian.
Oversight, avec 8 victoires, dont le Biennal, sur Aveu; le prix La Force (1), dans lequel il prend sa revanche sur Chulo, qui l'avait battu dans le prix des Sablons; le prix LaRochette,sur Ronde-de-Nuit; et le prix du Président, à Maisons-Laffitte, sur Marsa, Ossian, Sea Sick, Gros Papa, etc.; ses gains, pour Tannée, se montent à 260.000 francs;
Ronde- de- Nuit,l victoires et 197.860 francs: prix Sport de France,
(1) Cette belle épreuve, pour chevaux de 3 ans et au-dessus, poids pour âge, sans surcharges ni décharges, s'était courue pour la première fois à la réunion de printemps, k Longchamp. La distance était de 2.200 mètres, et l'allocation, de 20.000 francs., portée à 30.000, en 1911, et à 40.000, en 1912.
imi A FIN 1913 679
Edgard Gillois, Perth, de la Forêt, du Pin, et du Prince d'Orange, qu'elle partage avec Gros Papa; elle avait échoué dans la Bourse, la Coupe, le prix La Rochette, le prix du Président, le Grand Prix de Deauville, et le prix du Conseil Municipal, dans lequel elle finissait derrière Ossian, à qui elle rendait le sexe et trois livres.
Ossian, 5 victoires et 190.650 francs, prix Le Blois, Biniou, Macdonald (partagé avec Jacobi) et prix du Conseil Municipal, qu'il remporte d'une demi-longueur sur Ronde-de-Nuit, Gros Papa, La Française et huit autres.
Les autres gagnants des épreuves importantes étaient : — Sea Sick, les prix Dollar, Consul, et de Longchamp, à Deauville; il prit la seconde place à Ascot, dans le Gold Cup, derrière Bayardo, précédant un lot nombreux dont Açeu, qui l'avait battu dans le prix Rainbow, faisait partie; — Chulo, prix des Sablons et la Coupe; — Açeu, Cadran et Rainbow (1 ) ; — Lieutel, prix Eugène-Adam ; — Moulins-la-Marche, prix du Prince de Galles et Bois-Roussel; — Joie, Grand Prix de Deauville; — Pierre Bénite, Gladiateur, dans lequel elle est suivie de sa camarade Rose-de- Flandre; — Joyeux Drille, Omnium et prix de Longchamp; — Le Rubicon, Coupe d'Or de Maisons-Laffite et Handicap d'Octobre, etc.
Les cracks de deux ans sont : — Lord Burgoyne, 3 victoires sur 3 courses (Grand Critérium d'Ostende; Omnium de Deux Ans, remporté d'une tête sur Manfred, prix de l'Avenir, à Bade); — Manjred qui, à l'exception de la défaite dont nous venons de parler, gagne toutes ses autres courses, dont le Prix de Deux Ans, à Deauville, le prix La Rochette et le Biennal de Maisons-Laffitte; — Faucheur, 3 victoires, dont le Grand Critérium; — Alcantara II, qui partage, pour ses débuts, le prix de Sablonville avec Le Roumi, puis gagne les prix Heaume et Éclipse.
A l'étranger, nos chevaux avaient remporté :
A Bade, Maboul II, le Furstenberg Mémorial; — Lama II, le prix de la Fondation; — Lord Burgoyne ,\eprix deV Ayenir ; — LaBohêmell, rOppenheim Mémorial; — Badaioz, le Prince of Wales.
A Bruxelles : Liao, le Grand Prix; — Car/o/joZz's, le Grand Prix van Derton;
A Milan, Étoile- de- F eu, le Grand Prix du Commerce. Cette pouliche appartenait au Haras de Besnate, mais elle était née en France, de Gardefeu et Nébuleuse.
(1) Après ses deux victoires, Aveu fut acheté par l'Administration des Haras qui n'en donna pas moins, à M. Aumont, de 140.000 francs, prix qu'elle n'avait encore dépassé que pour Ra-taplan, payé par elle 150.000 francs, en 1906.
L'élevage de Victot fit une grosse perte avec la mort de l'étalon Simonian, que M.A. Aumont avait importé en 1896, et qui s'était montré reproducteur de premier ordre, avec des produits comme Camisole, Vieux-Paris, Nature, Luzerne, Aloès III, Aveu, Nuage, que nous avons vu triompher précédemment, et Basse-Pointe, La Française, Ombrelle, De Viris et Rêveuse, qui allaient marcher sur leurs traces (1).
Parmi les heureux résultats du Concours du Cheval de guerre, à Saumur, signalons la formation du Musée du Cheval, due à l'initiative de M. G. Joly, vétérinaire-major, à l'École de Cavalerie. Ce Musée pour l'installation duquel la Municipalité offrit le vieux château de Saumur, est destiné à réunir tout ce qui se rapporte au cheval, depuis les temps les plus reculés : bibliothèque, peinture, sculpture, anatomie, harnachements, etc., en un mot tout ce qui peut servir à l'histoire de l'élevage, de l'équitation, des courses et de l'hippologie.
Le Comité d'Honneur et le Conseil d'Administration comprennent les plus hautes personnahtés sportives, et nul doute que, grâce aux nombreux dons déjà reçus depuis sa fondation, le Musée du Cheval ne présente bientôt un ensemble documentaire du plus haut intérêt.
Nous n'avons pas cru devoir noter, au cours de cet ouvrage, les substitutions frauduleuses de chevaux, opérées de temps à autre par quelque bande noire, à l'affût d'un coup à faire.
La justice en a eu raison, et point n'est besoin, en rappelant leurs noms, de donner de la notoriété aux individus louches qui y participèrent.
Tel n'est pas le cas de la substitution, dans le prix de la Côte, le 2 novembre, à Saint-Cloud, de la pouliche de 2 ans Capri II, à M. Besnard, à la pouhche de 3 ans. Cigale V, au même propriétaire.
Il ne s'agit ici que d'une erreur involontaire, commise de bonne foi par Ch. Bariller, l'entraîneur de M. Besnard; mais le Règlement de la Société d'Encouragement est formel et le pauvre Bariller fut condamné, pour manquement professionnel, à 2 .500 francs d'amende.
(1) De 1899 à 1912 inclusivement, ses produits ont remporté 3-;!4 courses et 4.780.6Ô1 fr. 90, en plat, et près d'un million, en obstacles.
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Ceux que Tâge, la lassitude ou les désillusions éloignent du turf s'en vont généralement à l'anglaise. En un moment de mauvaise humeur, M. Edmond Veil-Picard, qui faisait courir depuis plus de vingt ans, préféra claquer la porte sur ses talons. Dans une interview [Liberté, 2 juin) qui fit quelque bruit du fait que M. E. Veil-Picard était membre du Comité de la Société d'Encouragement, il déclarait que, s'il quittait la partie, ce n'était pas par suite de déboires sportifs — la campagne 1909 avait été sa plus brillante, et, cette année encore, il ne se passait guère de réunion qu'il ne gagnât de prix — mais parce qu'il jugeait qu'il était devenu tout à fait impossible à un propriétaire consciencieux de se défendre loyalement aux courses, en raison des mœurs nouvelles, et il s'en prenait à tout le monde de cet état de choses, aux propriétaires, aux entraîneurs, aux jockeys, à l'État, au Comité Consultatif, au pari mutuel et aux journaux de sport.
■ — (c Vous avez suivi l'évolution depuis quinze ans, disait-il. Tous les grands noms du turf, toutes les glorieuses casaques d'antan ont disparu. Qu'avons-nous eu en échange? D'abord, l'américanisme, qui nous a apporté le doping, ensuite, l'invasion des Belges et de leurs mœurs sportives; enfin, l'ingérence de l'État dans les affaires des Sociétés de courses.
(( Voilà trois motifs pour lesquels les Commissaires des Sociétés, dont l'honorabilité est hautement reconnue, et la bonne volonté évidente, sont impuissants contre la fraude et les combinaisons qui faussent les résultats. N'allez pas dire que je vois le vol partout, mais il n'en est pas moins évident qu'une bande d'aigrefins manœuvre impunément sur nos hippodromes... Le doping est courant, mais pouvons-nous, après chaque course, analyser la sueur et l'urine du gagnant?
K Les jockeys montent d'une façon suspecte, cynique parfois, mais allez donc les mettre à pied! Ils se plaindront au Syndicat, nous aurons sur le dos le Comité Consultatif, le Ministre, sans compter leur propriétaire, qui paie leur engagement 30 à 60.000 francs par an, et n'admet pas que nous lésions ainsi ses intérêts.
'< Autrefois, avant le règne exclusif du pari mutuel, il était facile de prendre, la main dans le sac, les forbans qui avaient organisé un coup : ils étaient obligés, en effet, d'effectuer leurs paris aux piquets des bookmakers, et on en trouvait facilement la trace. Aujourd'hui, c'est le pari anonyme aux guichets du mutuel, sans compter les agences clandestines de province... et surtout de Bruxelles.
« La création du Comité Consultatif est une œuvre absolument néfaste. Et il n'y a que deux manières logiques de diriger dorénavant les destinées du turf : c'est de rendre aux Sociétés et à leurs Commissaires les pouvoirs absolus qu'ils avaient autrefois, ou d'instituer un monopole d'Etat pour les courses, et que le Gouvernement en prenne la direction et la responsabilité. Mais alors...
t Les journaux de courses sont aussi responsables. Leurs comptes rendus excusent toutes les défaillances, expliquent les défaites inexplicables. Ils
n'ont pas le courage de signaler les manœuvres malhonnêtes qui se passent au vu et au su de tous. Il y a une petite chose dont il faut cependant leur tenir compte : c'est la susceptibilité, parfois légitime, des jockeys, des entraîneurs et même de la plupart des propriétaires. Au moindre mot, je ne dis pas agressif, mais pouvant être mal interprété, qu'un journal se permet de publier, le directeur dudit journal voit arriver dans son bureau le personnage visé, ce personnage est précédé d'une canne brandie violemment, et suivi d'un huissier. Et le journal apprend, à ses dépens, que les tribunaux correctionnels sont beaucoup mieux armés contre les bavards imprudents que les Sociétés de courses contre les délinquants (1) ».
M. E. Veil-Picard liquida donc son écurie. Il vendit ses yearlings à son frère Arthur, dont la casaque cerise, manches et toque maïs, était déjà prépondérante en obstacles, et son lot de deux ans à M. F. Jay-Goulet. Mais... il racheta la majeure partie de ses chevaux à l'entraînement, dont Pierre- Bénite, qui lui gagna le Gladiateur à r arrière-saison.
Ce ne fut qu'à la fin de l'année qu'il se retira définitivement.
En faisant la part de l'exagération, il y avait du vrai dans les doléances de M. E. Veil-Picard, et il est certain que l'intervention de la politique dans les courses, en restreignant l'autorité effective et morale des Commissaires, a créé un état de choses des plus nuisibles au bon renom du turf. Mais il est des courants qu'il est malaisé de remonter, et il est à craindre que l'on n.e s'avise de porter remède au mal que lorsqu'il sera incurable.
(1) M. E. Veil-Picard démentait bien le passage de cette interview concernant les journaux sportifs, mais il confirmait entièrement ce que La Liberté lui avait fait dire sur la situation du sport hippique en France.