‹ Historique des courses de chevaux de l'antiquité à ce jourChapitre 24 sur 202 · S3Î A F[N IbôO · texte numérisé non relu

S3Î A F[N IbôO

Deuxième prix : 1.5u0 francs, 2.065 mètres, en partie liée, pour chevaux et juments de tout âge n'ayant jamais gagné de prix.

Pari particulier : 500 francs, 2.065 mètres en une seule épreuve.

Les courses de Chantilly — et il en sera ainsi jusqu'en 1858, époque à laquelle la Société d'Encouragement prendra à bail la pelouse, les pavillons et les allées d'entraînement — étaient alors exploitées par la ville de Chantilly, à ses frais et risques. La municipalité ne se contentait pas, sur les affiches qu'elle apposait pour annoncer les dates des réunions, de mentionner les courses ou le prix d'entrée dans les différentes enceintes du champ de courses (1); elle se mettait, en outre, à la disposition « des personnes qui désireraient se procurer des renseignements sur les logements à louer dans la ville ». Sa sollicitude s'étendait aussi aux « marchands ambulants qui voudraient s'établir sur la Pelouse »; enfin, elle prévenait le public « qu'il sera pris des mesures sévères contre les chiens qui seraient trouvés errants en liberté ».

Les réunions de printemps, au Champ-de-Mars, attiraient une foule nombreuse et élégante, en dépit de l'insuffisance des tribunes, de l'incommodité du pesage et de fétat déplorable du terrain qui, par les temps de pluie, en transformait l'enceinte en un véritable marécage, sans compter que la tribune du juge et celle du Jockey- Club étaient si malencontreusement placées, qu'elles empêchaient les spectateurs de voir le départ et l'arrivée des courses.

A Chantilly, si ces dispositions étaient plus heureuses, le public était également nombreux, mais plus mêlé, et le jeu plus développé.

Par contre, les courses d'automne, au Champ-de-Mars, étaient assez délaissées, bien qu'on y disputât l'épreuve la plus importante de l'époque, le Grand Prix Royal, qu'on venait de porter, cette année même, à 12.000 francs. Ce meeting, bien distinct de celui du printemps, était réservé au « courses du Gouvernement », et l'on n'y voyait guère que le monde officiel, sans doute parce que l'entrée de l'hippodrome était gratuite. Cette abstention du beau monde aux courses gouvernementales, alors qu'il suivait avec tant d'empressement celles « de la Société », sera, entre tant d'autres, une des raisons de la haine que l'Administration des Haras porta pendant si longtemps à sa jeune rivale.

En suivant le calendrier hippique, après Chantilly, nous trouvons, le 3 août, des courses pour chevaux de chasse, à Maisons-sur-Seine (depuis Maisons-Laffitte), où le prix offert au gagnant consistait en « 450 toises de terrain, au choix, dans le parc ».

(1) Le tarif d'entrée était ainsi fixé : tribunes et pavillon, 5 francs; pesage, 10 francs; voitures, 10 francs; cavaliers, 5 francs.

Pour les « Courses de la Société », au Champ-de-Mars (printemps) : pavillon, 5 francs; gradins numérotés et tribunes, 6 francs; enceinte du pesage des jockeys, 20 francs; voitures, 10 francs; cavaliers, 5 francs.

Puis, viennent les courses du Gouvernement en province pendant l'été, et au Champ-de-Mars, les 7, 9, 14 et 21 septembre (1).

Enfin, le 4 octobre, courses particulières à Compiègne, dont les prix consistent en cravaches et pistolets, offerts par le duc d'Orléans, pendant son séjour au camp de cette ville, pour chevaux d'armes, montés par des officiers.

Si l'on ajoute à ce bilan quelques courses au clocher, à Blois, à

(l) En plus du Grand Prix Royal de 12.000 francs, on y disputait un prix Principal de 5.000 fr., le prix du Roi de 6.000, et e mix du Prince royal (un vase de 1.000 fr. et 2.000 fr. en écus).

En province, la réunion la plus richement dotée est celle celle d'Aurillac, avec deux prix royaux de .3.000 et 4.000 fr.; Le Pin, Tarbes, Bordeaux et Limoges, sont dotés de prix locaux de 800 fr., de prix d'Arrondissement de 1.200 ou 1.500 fr., et de prix Principaux de 2.000 ou 2.500 francs.

Les courses de Limoges, qui ne prennent un caractère de régularité qu'à dater de 1834, remontaient à 1803; dès cette année, le préfet avait obtenu pour la fête de la Saint -Loup, la grande fête régionale, des primes pour les plus beaux étalons et poulinières de race limousine destinés aux courses.

La race limousine — inconnue au temps des tournois et des chevaliers bardés de fer — avait vu croître sa vogue avec les carrousels et les exercices de manège. Elle produisit cependant des chevaux d'armes, si nous nous en rapportons à l'anecdote suivante, que cite Ephraïm Houel, dans son ouvrage Du cheval chez tous les peuples.

<■< Le maréchal de Turenne montait de préférence une jument limousine nommée La Pie, qui l'avait porté dans dix batailles, et c'était elle qu'il montait encore le jour de sa mort. L'histoire a conservé, en cette occasion, un mot échappé du cœur des soldats, le plus bel éloge qu'on eût jamais prononcé sur un chef. Voyant l'incertitude qui régnait dans le commandement sur la direction à suivre : « Qu'on mette La Pie à notre tête, s'écrièrent-ils, elle nous conduira à la victoire! »

Comme celles de Limoges, les courses de Tarbes dataient du Premier Empire. Instituées en 1805, sur l'hippodrome de Laloubère, elles ne prirent un caractère d'importance qu'avec l'élan général donné par la Société d'Encouragement, et leur développement est dû, en grande partie, à l'abbé Deffit, curé de Barbezan- Debat, communément appelé « le Seymour de Tarbes ».

Bien avant la Révolution, on s'occupait déjà, dans la région, de l'élevage du cheval léger, dit cheval navarrin, et la plaine de Tarbes était célèbre dans le monde entier sous le rapport hippique. Cette race du cheval navarrin, fort appréciée de nos jours encore pour la remonte de la cavalerie légère, a probablement été formée par des étalons arabes qui, de l'Andalousie, auront été amenés dans les comtés de Bigorre et de Foix, l'Armagnac et le Languedoc, à une époque très reculée. Cette race est celle à laquelle le duc de Newcastle, l'homme de cheval le plus compétent du xvip siècle, donnait la préférence sur toutes les autres, pour son endurance, sa vitesse et sa grâce. Après avoir énuméré toutes ses (jualités dans son célèbre ouvrage Méthode et instruction nouvelles de dresser les chevaux, il terminait ainsi : « Enfm, le cheval navarrin est le plus propre que je connaisse pour un grand monarque dans un jour de triomphe afin de se faire voir à son peuple, ou en un jour de bataille, à la tête de son armée.

L'ancienne Administration des Haras entretenait dans la plaine de Bigorre 50 étalons de choix et 1.300 poulinières. Supprimé comme tous les autres à la Révolution, le dépôt d'étalons de Tarbes fut rétabli en 1806. Napoléon I" avait une grande prédilection pour les chevaux d'Orient, qu'il montait de préférence à tous autres; aussi plaça-t-il à Tarbes tous les étalons arabes qu'il put trouver, auxquels la Restauration adjoignit un certain nombre de reproducteurs qu'elle avait fait venir de Syrie,

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TVIoulins et dans la vallée de la Bièvre, on voit à quoi se réduisait alors la saison sportive.

En dépit de la pénurie de ses ressources, la Société d'Encouragement, dès sa première année d'existence, avait distribué 20.900 francs de prix qui, ajoutés au 94.600 francs fournis tant par la famille royale que par l'État, formaient déjà un total de 115.500 francs.

C'était peu, et l'on comprendra la vogue des poules et des paris particuliers, qui se disputaient toute l'année, soit au Champ -de- Mars, à l'époque des courses régulières, soil , de préférence, au rond de Mor temart, au Bois de Boulogne, lequel était loin de ressembler à celui que nous connaissons. Il ne fut transformé, en effet, que vingt ans plus tard, au moment de la création de l'hippodrome de Longchamp.

Dans ses Dandys, M. Jacques Boulenger nous a tracé un tableau aussi sincère aue peu attrayant de ce qu'était alors le Bois de Boulogne :

« Sa superficie n'était encore que de 676 hectares, au lieu de 873. Un mur l'entourait, qui finissait à la plaine de Longchamp. La végétation était pauvre, clairsemée, et c'est dans ses allées — poussiéreuses ou boueuses, suivant la saison — que les Alliés avaient campé, en 1815. On y accédait par les Champs-Elysées, qui n'étaient, sauf à ■certaines heures du jour, qu'un véritable désert. Le soir, on y détroussait les passants assez hardis pour s'aventurer dans de tels parages, et l'allée des Veuves (aujourd'hui avenue Montaigne) était un coupe-gorge où Eugène Sue pouvait placer avec vraisemblance le cabaret souterrain de Bras-Rouge. Pour atteindre le Bois de Boulogne, il fallait franchir l'octroi de la barrière de l'Étoile, et suivre une longue route bordée de masures et de terrains vagues (actuellement l'avenue du Bois), défoncée en hiver et aveuglante de poussière l'été. Cette promenade était si désagréable que c'était à qui, parmi les cochers de maître, inventerait un prétexte pour ne pas y aller. »

C'était, cependant dans ce Bois de Boulogne que se rencontraient presque chaque jour, soit pour une simple promenade à cheval, soit pour quelque pari particuher, cette pléiade de cavahers qui devaient former le noyau de la future Société d'Encouragement, et parmi lesquels on peut citer lord Seymour, Charles Laffitte, de Normandie, A. Lupin, Ernest Leroy, Rieussec, comte Walewski, prince de la Moskowa, J. Reiset, comte d'Hédouville, Casimir-Périer, de Royères, de La Bastide, Le Couteulx, dePerrégaux, prince Lobanofî,Edgard Ney, Napoléon Bertrand, lord Pembroke, de Vaublanc, le compositeur Auber (1), le romancier Eugène Sue et quelques marchands de chevaux, comme Crémieux et Chéri-Salvador.

C'était également dans ces parages, à la Porte-Maillot, que lord

(l) Adolphe Auber était un passionné du pur sang. « Un cheval qui n'est pas de pur sang, écrivait-il, est comme une partition sans mélodies. » Ses ressources étant maigres au début, il dut attendre, le succès de la Muette de Portici, pour acquérir la monture tant désirée.

Seymour, le premier sporisman de son époque, cependant, avait son établissement de courses, et c'était sur ces routes abominables qu'on exerçait ses chevaux!... L'art de l'entraînement était d'ailleurs bien rudimentaire encore, si l'on s'en rapporte aux préceptes d'Olivier Chanteau (1) et au Journal des Haras, qui écrivait, quelques années plus tard — au sujet d'une réunion à Chantilly — c que les palefreniers de M. de Germigney, partis trop tard des écuries où était placé son cheval Canning, l'ont amené sur le lieu des courses, au grand galop, sur les pavés!... »

Jusqu'à la fondation du prix du Jockey-Club, les chevaux de 3 ans joueront un rôle effacé, les épreuves principales du calendrier hippique étant réservées aux chevaux de 4 ans et au-dessus.

Le premier 3 ans qui se distingue est Morotto (Gustavus et Murowfat), à lord Henry Seymour, qui gagne plus de 10.000 francs dans son année, chiffre alors considérable, dont la majeure partie, à l'étranger, avec le prix de la Reine, à Bruxelles (un vase de vermeil et 3.500 francs en espèces), et deux prix, à Aix-la-Chapelle, s' élevant ensemble à 300 frédérics d'or (6.240 fr.).

On peut encore citer Moloch, à M. Fasquel, et Ferragus, à Chéri- Salvador, qui se présentèrent seuls dans la Poule gouvernementale de 1 .800 francs, à la réunion d'automne du Champ-de-Mars. La course donna lieu à quelques incidents que relate le Calendrier des Courses, de Th.Bryon,et qui montrent le côté bon enfant des luttes d'alors. « Il était donné trois minutes pour effectuer le parcours, un tour de l'hippodrome. Moloch jeta son jockey, qui se fit beaucoup de mal; Ferragus cassa les cordes, sortit de la piste et rentra, arriva au but en 2' 59" 3/5 el réclama le prix. Le jury ayant quelque doute, annula la course et décida qu'elle serait recommencée le jour même. Chéri- Salvador proteste contre cette décision et se refuse à une seconde épreuve. Moloch entre seul dans la lice, franchit la distance en 2' 29" 4/5, et il est déclaré vainqueur. » Battu mais pas content, le propriétaire de Fcr-agus porte successivement l'affaire devant le Préfet, le Ministre du Co.nmerce (de qui relevaient les courses de l'État), et le Conseil d'État, qui confirmèrent, à tour de rôle, la décision des Commissaires.

Parmi les vieux, i^é/z'.r(Rainbow et Young Folly),G ans,à M.Rieussec, ne paraît qu'une fois pour remporter le Grand Prix Royal, de 12.000 francs, sur Noéma, Fra Diavolo et Bijou. Il avait déjà gagné cette même épreuve, qui n'était alors que de 6.000 francs, l'année précédente.

Noéma, 4 ans, au duc d'Orléans, avait enlevé précédemment un prix de 1 .500 fr., à Chantilly, et un prix d'arrondissemi^-U de 3.000 fr.,

(1) Pratique de l'élève des chevaux pi de Venir aînernent des chevaux de course, par Olivier Chanteau, ancien chef des écuries du haras entretenu par M. Rieussec, à Viroflay, et jockey bien connu (Paris, 1834).

au Champ-de-Mars, mais Fra Diavolo, 4 ans, à lord Seymour, prit sa revanche sur elle dans le prix du Roi (un vase de 1.500 fr., une coupe de 800 fr., et une somme de 3.700 fr.); il avait déjà à son actif deux prix gouvernementaux, de 3.000 et 5.000 francs. Bijou, 6 ans, à Crémieux, remporte le prix du Prince Royal (un vase de 1.000 fr. et 2.000 fr. en espèces); — Hercule et Héléna, tous deux à M. Rieussec, le premier, deux prix de 2.500 et 5.000 fr. à Paris; la seconde, un prix de 3.000 fr. à Chantilly et un vase de 4.000 fr. offert par le comte Paul Demidoff, à Paris; — Desdémone, à M. Brondeau, le prix du duc d'Orléans, à Bordeaux (2.500 fr.), et le prix Royal du Midi, à Aurillac (4.000 fr.); — ■ enfin Miss Annette, 4 ans, à lord Seymour, prélude à sa brillante campagne de 1835, par deux prix d'Arrondissement, de 3.000 et 5.000 fr., à Paris.

Nous ne reviendrons pas sur la décision prise par la Société d'Encouragement, dans sa séance du 17 juin, de créer un « Cercle de la Société », communément appelé « Jockey-Club ». Nous en avons fait l'historique précédemment.

C'est dans la séance du 7 mars que fut adopté le Règlement— calqué sur celui des courses de Newmarket — qui régit encore la Société aujourd'hui. Nombreuses sont les adjonctions et modifications qui y ont été apportées au cours des quatre-vingts années qui nous séparent de cette époque, et nous signalerons les principales d'entre elles au fur et à mesure de leur adoption.

Notons que, le 30 avril, lord Seymour, considérant que son fidèle auxiliaire Thomas Bryon ne connaît pas suffisamment la langue française pour continuer à remplir ses fonctions de secrétaire, propose M. Volsey-Moreau, qui est agréé en ses lieu et place.

Il est décidé en même temps qu'on donnera « 240 francs par an à Th. Bryon, pour la location de sa tribune, aux courses. »

Même pour l'époque, ce n'était pas cher!

Le 2 juin avait paru l'arrêté ministériel fixant les conditions des courses gouvernementales et portant à 12.000 francs l'allocation du Grand Prix Royal,

Cet arrêté supprimait également l'inégaUté qui existait jusqu'alors entre les chevaux de pur sang et ceux de demi-sang, lesquels étant considérés par l'Administration des Haras comme bien supérieurs aux premiers, leur rendaient du poids.

En adoptant cette parité de traitement, ladite Administration croyait bien porter à la Société d'Encouragement, et par contre, à la cause du pur sang, un coup dont elles ne se relèveraient pas.

« Puisque, pensait-elle, j'estime les chevaux de demi-sang suffisamment supérieurs aux pur sang pour en recevoir du poids, que ne verra-t-on pas lorsqu'ils courront à égalité de poids! » Elle l'a vu.

En Angleterre, il nous faut signaler la disparition d'un homme^ dont le nom restera immortellement attaché aux choses du turf. Nous voulons parler de la mort de lord Derby, fondateur de la grande

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course d'Epsom qui porte son nom, qu'il ne remporta qu'une seule fois, avec Sir Peter, en 1787. Ainsi que nous l'avons dit précédemment (voir chap. III), son action ne s'étendit pas que sur les réunions d'Epsom, car les hippodromes de Liverpool et d'Aintree lui durent leur création. Il fut également le protecteur de Newmarket, jusqu'en 1796, où il porta ses sympathies sur la ville de Peston, en raison de ses combats de coqs réputés.

Sportivement, c'est l'année du grand Touchstone (Camel et Banter), un des plus fameux étalons qu'aient possédés nos voisins, et dont les produits ont gagné 702 prix, s'élevant à la somme — énorme, pour l'époque, — de 5.394.800 francs. Entre autres vain,.

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queurs, il a donné : Blue Bonnet (Saint-Léger, 1842), Cotherston (Derby et Deux mille Guinées, 1843), Orlando (Derby, 1844), Mendicant (Oaks et Mille Guinées, 1846), Flatcatcher, Nunnykirk et Lord of the Isles (Deux mille Guinées, 1848, 1849 et 1855), Surplice (Derby et Saint-Léger, 1848), et Newniiîister (Saint-Léger, 1851).

Sa carrière sur le turf fut également fort brillante, et parmi ses nombreuses victoires, on peut rappeler le Saint-Léger, l'Ascot Gold Cup (2 fois) et le Doncaster Cup (2 fois). Touchstone s'accordait de toutes les distances et de tous les terrains, en dépit du mauvais état de ses boulets antérieurs. C'est à cette particularité, sans doute, qu'il dut toujours de commencer fort mal ses courses; mais sa vitesse était si grande qu'il avait tôt fait de rattraper l'avance que ses adversaires avaient pu prendre.

Touchstone est mort en 1861. Il remontait doublement à Eclipse par son père et par sa mère, Camel étant de la lignée de Pot-8-Os, et Banter, de celle de Ki?ig Fergus.

Parmi les reproducteurs que nous importâmes, en 1834, il faut citer, tout d'abord, l'étalon Cadland (Andrew et Sorcery), qui allait jouer un rôle capital dans notre élevage et qui peut être considéré comme l'un des fondateurs de la race française de pur sang. Né en 1825, Cadland avait été l'un des meilleurs chevaux de son temps, en Angleterre, où il avait remporté le Derby — après un dead-heat avec The Colonel — et les Deux mille Guinées. De sa nombreuse progéniture en France, on peut détacher Nautilus, Britannia, Bomulus Essler et Francesca.

Puis viennent Napoléon, né en 1824 (Bob Booty et Pope mare), qui sera notamment le père de Suavita, Eylau et Morok; — Lottery, né en 1820 (Tramp et Mandane), qui produira Angora, Ânnette, Batopolis, Tomate, etc.; — et la poulinière Naïad (Whalebone et Orville mare), née en 1828, qui donnera Vendredi, Nativa, Lantaria, Dorade, Slave, etc.

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