CHAPITRE XXXII
Monarque, Baroncino, Ronzi, Miss Gla.dia.tor. — Festival, Rémunérateur, Hervine. Honestij, Jouvence, Royal-Quand-Même (suite). — Fusion du Jockey-Club avec le « Cercle des Moutards ». — Création des cartes d'abonnement annuel de la Société d'Encouragement. — Le prix de l'Empereur (Grande Poule des Produits). — Nouvelles épreuves importantes en province. — Match entre homme et chevaux. — Importation de Faugh-a- Ballagh.
U année qui restera comme l'une des plus brillantes de notre élevage, appartient tout entière à Monarque (The Baron, Sting ou The Emperor), l'un des plus grands chevaux qui aient paru en France.
Il était né au haras de Victot, chez M. A. Aumont, et il était le dernier produit de sa mère Poetess qui, avant lui, avait déjà donné Hervine, la meilleure jument qui eut encore paru sur notre turf.
Des trois étalons qui se disputent sa paternité, The Emperor semble bien — d'après toutes les probabilités appréciables, et en s'en rapportant à la plus certaine en semblable circonstance, la datede sa naissance — avoir la gloire d'avoir procréé cet illustre fils (1).
Monarque était bai, de grande taille, admirablement proportionné, harmonieux au delà de toute expression, offrant dans tous les détails de son merveilleux ensemble la plus suprême distinction jointe au plus puissant mécanisme. Son cœur était égal à sa qualité. Il était doux, maniable, s'employait toujours avec une rare énergie,
(1) Quel que soit celui de ces trois étalons à qui l'on attribue la paternité de Monarque, il est curieux de remarquer que, par l'un ou l'autre, ainsi que par sa mère, il remonte quadruplement à Eclipse, et cela, par deux rameaux seulement, Po«-8-0.s, et Mercury.
En effet, The Emperor et The Baron appartiennent au premier, par leur ancêtre commun, Whalehone, tandis que Poetess et Sting (fille et petit-fils d« Roya,l-Oa.k), se rattachent, par celui-ci, au second.
Voir ci-contre les pedigree de The Emperor, Sting, The Baron et Poetess.
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