‹ Historique des différentes techniques d'application du radium dans le cancer utérinChapitre 5 sur 27 · GES · texte numérisé non relu

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milligrammes de radium, filtrés par deux millimètres de plomb, et laissés en place pendant cinq jours. Il faisait une seconde application dans les dix Jours.

M. Jacoss, de Bruxelles (1) emploie des tubes de douze, quinze et vingt centigrammes de radium, qu'il introduit sans autre filtrage au sein de la tumeur. I les laisse en place quarante-huit heures, et répète ces applications tous les dix ou douze jours, pendant quatre à cinq semaines. Deux à trois mois après il recommence une deuxième série.

SCHINDLER (2) en 1913 utilisait vingt-sept milligrammes dé bromure de radium, avec un filtre de plomb de 1,3 mullimètre : appareil qu'il laissait plusieurs jours en place.

SCHERER et KELEY (3) filtrent avec 1,3 millimètre de plomb, et donnent un total de 3.820 nulligrammes-heures (1943).

LATZO et SCHUELER (4) usent de tubes de Dominici, de 0,5 millimètre d'argent, et recouverts de 1,5 à 3 millimètres de plomb. Ils donnent 15.300 à 16.800 milligrammesheures.

BUMM (5) emploie de 50 à 100 milligrammes de mésothorium (6) renfermé dans des capsules à parois minces, et munies de filtres d'aluminium ou de cuivre, d’une épais-

(1) JACOBS, arch. d'élect. méd., 25 août 1913, no 364. (2) SCHINDLER, cité par Janeway.

(3) SCHERER et KELEY, cités par Janeway.

4) LATZO et SCHUELER, Cités par JaneWay.

(5) BumM, cité par SEURFERT (voir Index) et par JANEWAY.

(6) Le mesothorium est un produit de désintégration, de la série du thorium, découvert par Orro HAEN et RUTHERFORD. Ses propriétés thérapeutiques sont sensiblement égales à celles du radium. Son abondance est plus grande ; mâis sa vie moyenne n’est que de 9 ans. :

NES 1e NES

seur de un à trois millimètres, parfois il utilise un filtre secondaire en caoutchouc de déux millimètres d'épaisseur. Îl donne ainsi un total de 8.700 à 15.000 milligrammesheures.

DODERLEIN (1) fait en général une seule application de 50 à 100 mulligrammes de mésothorium. Parfois aussi, il donne en plusieurs fois, dans l’espace de un à deux mois, de 12 à 14.000 milligrammes-heures. Dans les formes bourgeonnantes, 1l fait précéder l'application de radium, d’un curettage.

ABBE (2) de New-York, emploie des tubes de 110 millierammes et plus. Il filtre en outre à travers des lames de plomb ou à travers quatre à cinq centimètres d’air.

CLENDINNEN (3) de Melbourne emploie la même technique que Abbe, mais il recouvre les tubes de radium d’un tissu de caoutchouc.

KRŒNIG et GAUSS (4) emploient des filtres de plomb de 2 à 5 millimètres d'épaisseur, et utilisent jusqu’à 800 milligrammes de mésothorium, mais avec d’aussi fortes doses, ils auraient eu des brûlures étendues du vagin (d’après IRIBARNE voir INDEX).

KRONIG (5) jusqu’en 1913, hésitait à appliquer le radium dans le col utérin. Il reconnaissait que les radiations agissaient mieux ainsi, mais il redoutait l'infection, car il observa souvent jusqu’à 102°,2 F. (39° centigrades) après

(1) DODERLENN, cité par Seuffert (voir Index) et par Janeway. (2) ABBE, arch. d’élect. méd., 25 août 1913, n° 364.

(3) CLENDINNEN, arch. d'élect. méd., 25 août 1913.

(4) KROENIG et GaUSS, arch. d'élect, méd., 25 août, 1913.

(5) KRONIG, American Journal of. Obstetrics, 1914.

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