‹ Historique du Chancre mouChapitre 20 sur 24 · RENTE · texte numérisé non relu

RENTE

lésion papulo-tuberculeuse que les expérimentateurs on notée la plupart da lemps comme marquant le début de l'accident primitif dans les inoculalions syphilitiques dont il a élé question plus haut. Cetle saillie rougeâtre, d'abordassez étendue, a pris peu à peu plus de développement. Au bout de huit jours, au dire de la malade, elle s'est ulcérée, elle a suppuré el trois mois après, revue par l'inoculateur, elle ressemblait selon son expression, à un condylome sec. En d’autres termes, la papule iniliale n'avait pas tardé à devenir un chancre, lequel avait subi à la longue la transformalion in situ en tubercule muqueux, comme on l’observe assez souvent chez la femme. Les accidents secondaires n'ont pas fait défaut, car la malade au moment de sa rentrée à l'hôpital avail des plaques muqueuses aux parties génitales et un exanuthème maculeux sur la poitrine et le bas-ventre.

Enfin on à praliqué l'inoculalion mixte en déposant du pus de chancre simple sur une lésion syphililique el. principalement sur le chancre induré. Aulant il est dangereux de faire l'expérience suivant les modes qui précèdent, autant il l’est peu d'inoculer le chancre simple à un sujet syphililique et nolamment de greffer ce chancre sur une lésion syphilitique consécutive ou primitive. Cette dernière expérience a élé bien souvent pratiquée à l’Antiquaille et elle n’est pas moins inoffensive que la réimoculation du chancre simple, telle que l'ont si largement pratiquée Hunrér et surtout Ricorp et à leur exemple, tous les syphilisateurs.

En faisant l'inoculation du chancre simple sur un.

syvphilitique, mais sur un point dépourvu de lésions syphilitiques apparentes, on oblient un chancre simple dont les caractères physiques n'ont rien de spécial.

En choisissant comme règle de l’inoculation une lésion Syphililique secondaire, une plaque-muqueuse par exemple, on à encore pour résultat un chancre simple qui conserve toule sa souplesse. Dans l'un et l'autre cas, on produit le che mou des syphililiques, maladie facile à créer artificiellement, mais qui peul-être l'effet de contagion naturelle el dont Riconb et Four- NIER entre autres ont rapporté plusieurs observalions.

En greffant le chancre simple sur le chancre syphihtique, on oblient des résullats d’un intérêt scientifique el pratique beaucoup plus grand, car le chancre mixte qui prend alors naissance el qu’on observe d'ailleurs assez souvent comme produit de la contagion naturelle, est pour ainsi dire la pierre angulaire de la doctrine de la dualité des chancres (Rorrer. Dictionnaire Encyclopédique des Sciences Médicales).

Depuis 1858 de nombreuses expériences de ce genre ont élé failes. Dans les hôpitaux de Paris: MM: Cüsco, GüÉRIN, PicarD, LieGeois ; en Allemagne, MM. Sicuuxp, BorrexsPruNG, LivpwurM ; à Londres, M. Lée : en Italie, MM. Pecrizar, Ricorpr, ProrErA, GaLrIGO et d'autres encore, toujours avec succès : le chancre devient réinoculable et revêt des caraclères mixtes. C'est ce chancre simple greffé sur l'induralion persistante d'un chancre syphilitiqué que Ricorp appelle chancre simple

à base indurée d'emprunt.

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Le greffe du chancre simple sur le chanere syphililique el suivie d'accidents immédiats. L'ulcéralion ne larde pas à changer de caractères. Au bout de ? ou 3 jours, le chancre est transformé : il prend un fond grisâtre comme le chancre simple, et des bords déchiquetés ; la sappuration qu'il fournit devient plus abondante, sanieuse, el et réinoculable. Les vaisseaux elles ganglions Ivmphalique peuvent être envahis eux mêmes el devenir le siège de la lymphile et du bubon chancreux. Pendant ce temps, le chancre syphilitique ne perd pourtant pas ses caractères dislinctifs, son inaduration entre autres ; il conserve aussi sa virulence propre etilest suivi des mémes accidents qu'à l’ordinaire : enfin il peut lransmettre l'une ou l'autre des deux maladies quil représente, ou loules deux simullanément.

Ce sont sans doute des cas analogues qui ont fait croire à certains expérimenteurs à la réinoculabililé de certaines lésions syphilitiques. Il s'agissait alors de chancres mixtes el la prétendue réinoculation ne donnait naissance qu'à uu chancre mou. Le faitn'est pas douteux pour SPÉRINO qui opérail sur des prostituées chez qui loules les maladies contagieuses coexislaient avec une fréquence incroyable. Les observations de Meccmor Rogerr sont de même nalure et passibles de la même inlerprétalion, ainsi que l'a démontré Nooer. Le chancre syphililiqué estirréinoculable ; le chancre mixte au contraire est rétnoculable, mais ce qui se réinocule alors ce n’est pas le chancre syphilitique, maisle chancre simple greffé sur lui:

Le chancre mixte existe donc et il est probable qu'il

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à existé peu après l'apparition de la syphilis : celle rencontre des deux chancres n’a sans doute pas peu conlribué à leur confusion scientifique :

Bell cite le cas d'un étudiant en médecine qui s'étant fait une inoculation chancréuse intra-urètrale eut des bubons chancreux et des accidents secondaires. Caarmi- CHAEL semble avoir eu le pressentiment du chancre mixte quand il décrit les caractères spéciaux d'un chancre élevé, « Cêt ulcère primilif n'a pas, dit-il, la base indurée du chancre syphiitique, ni les bords à pic du chancre pustüleux, ni l'aspect particulier du chancre phagedénique, Le médecin n’a pas souvent l'occasion d'assister à son début ; mais mon expérience m'a appris qu'il.débute par une pelile pustule qui dure ün ou deux jours. Il se forme ainsi une croûte mince qui se détache bientôt découvrant une ulcération excavée ronde ou ovale, entourée d’une rougeur. C'est dans le cours du second septénaire que le fond de l’ulcère se remplit et s'élève au dessus de la peau. La surface”est unie ; sa couleur est celle d’une plaie simple, sans granulation ; elle offre quelquefois uné apparence fongueuse ; c’est un trait d'union ehtre le chancre simple, chancre de Galien et l'ulcère phagédénique. Il esl suwi d'accidents secondaires el méme lerliaires. »

Celle description ressemble assez à celle d’un chancre mixte. D'ailleurs si l'on supprime le chancre phagédénique (Carumicaaez, le père de la pluralité, admettait 4 espèces de chancres : le papuleux, le pustuleux, le

phagédénique et le syphilitique), qui est une complica-

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lion etnon une espèce, il ne reste que 3 espèces, le chancre simple de Gaz, le chancre syphilitique de Hunrer et le troisième à bords élevés qui serait notre chancre mixte. (Noner 1863).

Ricord également décrit une forme ecthymateuse du chancre infectant. En-1859, LaRoYENNE dans l’annuaire de la syphilis trouve un chancre infeclant (avec syphilis généralisée) à induration type, el pourtant réinoculable au porteur.

Ricorp et. Fournier dé même (leçons sur le chancre 1858) cilent3 observations de chancres indurés transmis à des sujels syphililiques sous forme de chancres mous : ils admettent que ces chancres se sont transformés dans leur migration, el qu'en général la diathèse syphilitique d’un individu empêche le chancre que cet individu contracte de s’indurer. Selon eux, ces chancres dérivés de chancres indurés sont ‘semblables à ceux qu'on aurait pu inoculer aux mêmes malades avec du pus de chancre mou. Il y aurait cependant une différence qui n'apparaîlrait qu'au moment où ces chancres se lransmettraient à leur lour à des sujels sains ; ceux qui sont originaires d'un chancre induré donneraient des chancres indurés, landis que les autres, originaires d'un chancre mou donneraient des chancres mous. Ri- CORD el FOURNIER ont même rapporté l'observation d'un malade porteur d'un chancre infectant à la période de. réparalion el d'un bubon indolent, malade qui à Ja suite, d’un rapport nouveau avec une femme ayant des chan-

cres simples, contracta des chancres simples dont l’un

APTE er

simplanta sur le chancre infectant et fut suivi d’un bubon réinoculé sous forme de pustule caractéristique. . C'était là évidemment uu chancre mixte surpris dans sa formation et néanmoins méconnu. C'est que, comme le dit Rorrer, la dualité du virus était pour eux une hypothèse, et comment en effet, avec un seul virus, faire un chancre mixte? Les dualistes devaient au contraire l’admettre.

C'est RorLer en 1862 dans ses Recherches sur la Syphilis qui a surtout bien “éludié le chancre mixte.

Dipay réclama alors la priorité en faveur de H. Lée qui avail décrit en 1855 un chancre double, {wofold, puis attaqua ensuite la définition du chancre mixte (chancre induré réinoculable) comme trop absolue ; ils'efforça de démontrer la possibilité dans quelques cas de la réinoculabilité du chanere induré à son début.

Meccmor Rogerr alla plus loin : il nia l'existence du chancre mixte, inventé, dil-il, pour les besoins de la cause, pour expliquer les cas d'auto-inoculabilité du chancre infectant. Pour lui, ce dernier est réauto-inoculable dans la majorité des cas quand ilest à sa première période.

Le chancre mixte fut même lourné en dérision : on l'appela mulet, nous dit Rorrer, en lui prédisant qu'il aurail de la peine à faire le Lour du monde, |

Disons encore que le chancre mixte peut être produit par une seule contagion ou par deux contagions successives el différentes, et qu'on a jamais tenté son ino- ’culation arlificielle qui vraisemblablement se ferait avec

plein succès.

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Le chancre mixte et le chanere mou dessvphililiques se ressemblent en ceci que lous deux peuvent Lransmettre les deux virus. Ce sont tous deux des chancres simples implantés par hasard sur un organisme syphilitique : seulement l'implantation au lieu de se faire sur un point quelconque du corps s’est faile à lendroit même où siégeail l'accident primitif de la syphilis. Ces deux chancres s'engendrent muluellement : car si le chancre mou des syphililiques inoculé à des sujets vierges de syphilis peut donner le chancre mixte, ce dernier inoculé à des syphilitiquesreproduit le chancre mou de syphilitiques c'est ce qui a trompé CLerc, Ricorp et Fournier ; ils ont cru que ce dernier chancre pouvait naîlre du chancre induré et qu'en cela il était syphihitque, tandis qu'il naissait, dans les cas qu'ils ont cités, du chancre mixle ou plutôt de l'élément réinoculable de celui-ci, par conséquent du chanere simple, son vériable et unique ascendant.

C'est encore l'ignorance du chancre mixte qui fait dire à Diday, en 1862 (de la réinfection syphilitique, de ses degrés el de ses modes divers) : « Le virus syphililique, quoique toujours de même nature a, selon les cas, divers degrés d'intensilé. Sous son aclion et celle du traitement, les effets de la seconde introduction du vie rus subissent des différences en plus ou en moins.

La véroloïide, pour le dire en deux mots ne peut pas être et n'est pas une affection une et identique : ce doit

être et c'est un effet multiple et divers, essentiellement :

‘ariable suivant le degré d'intensité, soit de l'infection précédente, soil de la cause infeclante actuelle, desquelles, ainsi qu'une résultante, dépend sa force.

1° classe de faits : chancre el vérole pour effet du premier contact, chancre seul pour effel du second conlac. |

C'est la forme la plus commune... Relalivement aux condilions éliologiques, je dis que pour qu'un de ces seconds chancres locaux soit engendré, il faut que la première atleinte syphihtique ait été assez forte, mais pas trop forte. Trop forte elle aurait épuisé entièrement la réceplivilé syphililique dusujet ; trop peu forte elle aurail à peine enlamé celte réceplivité et aurait laissé le sujet habile à avoir non seulement un second chancre, mais à la suile de ce second chancre, son cortège de symptômes constilulionnels. D'ailleurs pour faire les seconds chancres comme pour les premiers, une cause plus forte peut ce que n'aurait pu une cause moindre. Les varioles el vaccines locales sont le parfait analogue de mes seconds chancres reslés, eux aussi, à Félat d'affection locale, ainsi que le prouve l'absence de réaclion ganglionnaire el l'absence de symptômes constilutionnels. La première inserlion avait saturé lorganisme.

Loin de restreindre l'importance de l'influence que le chancroïde exerce sur l'organisme, je serais bien plu- {ôt porté à la considérer comme supérieure à celle de la vaccine locale. Si je réfléchis, en effet, que de tous les

sujets qui ont eu un chancroïde après la vérole, je n'en

us MOD Ar

ai vu qu'un seul en avoir ensuite un second, el pas un seul avoir une lroisième syphilis à manifestations générales, je ne puis m'empêcher de croire qu'il y a, dans le travail organique d'où résulle le chancroïde, autre chose qu'une action purement locale : que si l'apparition du chancroïde n’est pas la preuve d’une réinfeclion vérilable, elle suppose du moins la nécessité d’une participation quelconque de l’économie; en un mot, que la réintroduction du virus qui produil le chancroïde, Loul insuffisante qu'elle soil pour développer chez l'ex-vérolé une syphulis complète, est très efficace pour épuiser ce qu'il lui restait de réceplivité syphililique,

2 classé de faits : Chancre et vérole pour effet dx premier contact du virus ; chancre el vérolé atlénuée pour effet du second contact.

Suivent des observalions de ces prétendues véroles conséculives, la seconde étant moins forte d'après lui quand la première avait élé traitée par le mercure.

3° classe de faits : Chancre el vérolé pour effet du premier contact du virus ; chancre et vérole plus forte pour effel du second contact, ; es

Ici il ne peut ciler que deux observalions.

4 classe : Chancre seul pour effet du prémier contact du virus : chancre el vérole pour effet du second contalce.

Ici le chancre local, le chancroïde a été par ordre, de date le premier chancre, Quelle que soitla cause de cette ‘imimunilé exceplionnelle, qu'elle réside dans la faiblesse

du virus qui fut! inséré, ou dans une disposition spé-

ciale passagère où se lrouvail'alors l'individu, tou- Jours est-il que la première introduelion du virus s'est bornée à un effet local, sans que le sujet ait été à l'abri des suites conslitulionnelles d'une infection ultérieure. o® classe : Chancre el vérole pour effel du premier conact du virus ; second chancre seul, contracté pendant la période lerliaire de la première vérole » |

Pour expliquer ces réinoculalions alors que Rozer, FOURNIER, LAROYENNE Basser professaient la non-réinoculabilité du chancre syphilitique, Dipay répond que ces expérimentaleurs ont loujours essayé sur des. sujets récemment infectés, la plupart présentant encore le chancre, landis qne lui a vu dans ses observalions personnelles qu'il avait affaire à des sujels infectés de lon- gue date, au moins vingl-deux mois.

« EL voici ses conclusions :

1° En règle générale, le virus syphililique n'exerce pas successivement deux fois sur le même individu la même action,

2° Introduit chez un sujet syphililique, ce virus ne produira aucun effet : chez un sujet qui a eù la syphilis, il produira une syphilis modifiée,

3 Plus la première syphilis aura élé faible, plus l'époque où elle exista sera éloignée, plus le virus mis en contact une deuxième fois sera énergique (c'est-àdire puisé à une lésion congénitale ou primitive plutôt que secondaire) ef plus la deuxième syphilis sera forle el vice versa.

4 L'expérience montre que les seuls sujels sur

lesquels la seconde introduction de virus syphiliti-

que ait produit quelque effet pathologique sont ceux qui élaient alors guéris de leur prémière vérole, ou qui n'en avaient plus d’autres symptômes que ceux qui ne se transmettent ni par généralion ni par contact (symplômes terliaires).

De Quant à la nature des effets de la deuxième imfection, ce sont :

a) Dans plus de la moilié des cas, un ulcère ayant tous les caractères du chancre induré, à part ladenopathie indurée concomilante, lequel ulcère n'est pas suivi d'accidents constitulionnels. L'absence d'adenopathie permet au praticien de reconnaitre d'avance les chancres indurés qui ne sont pas suivis d'accidents conslitulionnels chancroïdes.

B) Dans plus d'un quart des cas, un chancre induré suivi d'accidents constitutionnels moins inlenses que ceux de la première syphilis véroioides.

€) Dans moins d'un demi-quart des cas, un chancre induré suivi d'accidents plus intenses que la 1 fois secondes véroles.

D) Dans moins d'un demi quart des cas (où il n'y avail eu pour premièresvphilis qu'un chancre induré sans suiles constilutionnelles qu'un chancere induré suivi d'accidents constitutionnels assez faibles.

E) En comparant entre elles ces diverses séries sous le rapport de l'intervalle de Lemps qui a séparé les ? infections, on lrouve que ce temps a été d'autant plus court que la 2" infeclion a eu des effets plus faibles.

Ilest au minimum dans le cas où il n'y a eu la seconde.

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fois qu’un chancre : au maximum dans ceux où il y a eu la seconde fois la vérole la plus forte. Enfin la réinfection d'un homme prouve qu'il était guéri ».

Toute celte suite d'erreurs vient pour la majorité des cas de l'ignorance où était Dipay de l'existence du chancre mixte. D'autre part il à fail certainement des erreurs de diagnostic prenant pour des chancres indurés des chancres mous.

En général, tous les chancres indurés développés sans incubalion el dans lesquels linduralion n'apparaît qu'assez longtemps après l’ulcéralion, ou même quand celle-ci s'est cicatrisée, sont des chancres mixtes. EL si le médecin n'observe ces chancres que dans la période où ils paraissent simples et perd ensuite de vue le malade pour ne le retrouver plus tard qu'avec des accidents de syphilis non douteuse sans nouveau chancre, il ne faut pas qu'il croie toujours s'être trompé : il se

sera trouvé en présence d’un chancre mixte.

Bactériologie. Ducrey (1879) Unna (1882)

On n'a pas attendu l'époque contemporaine pour rechercher le virus du chancre mou. Sans remonter à Apams qui accusait le parasite hybride né de linsecte mäle de la syphilis et du parasile femelle de la gale,

nous devons signaler DonNé qui en 1837 nous cile le

vibrio lineola, Sarissury en 1860 avec la erypla sphili- à

lica, le parasite de Dinier, le coniothecium syphiliticum.

En LA TUE

de Hauuer et les travaux d'Osraszow, Leisrixkow, Mo- RISSOW et MANNINO.

En 1874, Rozzer ne trouve rien de constant à l'examen microscopique. et l'analyse chimique du pus ne le renseigne pas davantage.

Sous l'influence des idées pasteuriennes, à l'aide des nouveaux procédés de coloralion, des recherches plus complètes furent faites par Primo Ferrari, en 188, qui décrit des bacilles de 10 et 20, dans le protoplasme el le noyau des cellules et Luca, en 1886, qui trouva un 0,6.)

Mais ce fut en 1889 qu'au congrès international de

micrococcus ulcéris (0,5

Paris, Ducrey annonça qu'il avait découvert des bactéries de 1,50 , de longueur sur 0,50 , de largeur, courtes et grosses à extrémilés renflées, avec une -entaille lalérale, donnant à l'ensemble l'apparence d'un æ. Ce micro-organisme, ille rencontre toujours dans plusieurs chancres d’inoculalion artificielle ayant comme point . de départ un chancre mou typique, mais ne peut le eulver parce que, dit-il, « réduit chez l'homme à l'état de purelé, il est constitué par un micro-organisme qui ne se développe pas dans les milieux de culture artifi-

cielle ».

Des expériences négatives faites à l'aide du bubon, il conclut :

1° Il'exisle une seule forme de bubon dû au chancre mou, c'est la forme simple ou inflammatoire, la forme chancreuse

n'élant autre chose que le résultat de l’inoculation accidentelle

après l’incision du bubon ;

2 Le pus des bubons et des bubonules ne contient pas de micro-organismes qui puissent étre démontrés par les moyens dont la science dispose actuellement, pas même celui que nous avons isolé du chancre mou, ni même les microorganismes pyogènes communs.

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