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Par conséquent /es bubons el les bubonules doivent

très vraisemblablement êlre considérés comme le résullal de la réaction des lissus contre les produits particuliers de l'activité vilale du microorganisme du chancre.

M. Fournier répondit qu'il y avait cerlainement des bubons primilivement chancreux, bien que très rarement, ce à quoi Ducrey objecta que les expériences contradicloires qu'on lui opposait n'avaient pas élé faites dans des conditions d'aseplie suffisante, avec la seringue de Tursini stérilisable à 150°.

Dans la même séance, LeLoir proposa l'adoption du terme de chancrelle, autrefois proposé par Dipay, afin d'éviter des confusions.

Rencontré également par KkEerrTING en 1891, ce bacille fut étudié par Unna en 1892 dans des coupes microscopiques. Il décrivit un streptobacille voisin de la bactérie de Ducrey, avec une tendance plus grande à se mettre en courtes chainetles.

Les travaux suivants de KrerriG, d'Aupry (1893), de CoromBini (1854), confirmèrent cette opinion que ces deux microbes étaient les mêmes sous deux formes dif-

férentes.

Culture. - Besançon, Griffon et Lesourd{19%1) Virulence

du pus du bubon

Nicozce en 1893 et Cnemisse en 1894 discutèrent quelques détails de morphologie et commencèrent des essais de cullure d’ailleurs infructueux (sur bouillon, agar, gélatine, lait, sérum, pommes de terre, sang étendu en plaques sur l’agar, le liquide du bubon pur ou mélangé avec l'agar, elc.

Les résultats de P£éTERSEN avec l’agar-sérum (1893) paraissent douteux car il ne fit pas d'inoculation confirmalive.

Ceux de LENG£eT (Bul. méd. 1858) sont plus sérieux et surtout ceux de Besancon, Griffon et Le Sourd (Annales de Dermat, 1901) qui ont obtenu de très belles cultures en employant un mélange de gélose et de sang de lapin. Ils se sont servis également de sérum non coagulé de lapin, prenant du pus soit dans un bubon chancrelleux non ouvert, soit sur un chancre, cas dans lequel la désinfection est assez délicate à obtenir.

À la surface des tubes ensemencés, on voit apparaitre après un séjour de vingt-quatre heures à l'étuve à 37°, des colonies arrondies, saillantes, brillantes qui n'alleignent parfois leur développement complet qu'an bout de quarante-huit heures, et sont alors opaques, grisâtres, présentant un à deux millimètres de diamètre.

Prélevées sur un fil de platine, colorées par la solution

phéniquée de violet de gentiane ou de bleu de Methy-.

lène, on voil sous le microscope des bacilles qui ont exactement l'aspect morphologique el les modes de groupement décrits par Ducrey, Uxxa, Nicozre. Ce sont des bacilles en navelle à bouts arrondis, ne fixant le colorant qu'à leurs extrémités, incolores à leur partie centrale, ne gardant pas 12 Gran

L'examen du liquide condensé à la partie déclive des tubes donne des bacilles un peu différents, formant des chaineltes beaucoup plus grandes et ondulées, mais ce sont loujours les mêmes, car ensemencés de nou-

véau sur un tube neuf de sang.

élosé, ils redonnent les

(eje)

mêmes colonies. Les repiquages donnent des cullures beaucoup plus abondantes.

Leurs tentatives de cullures sur les milieux usuels de laboraloire ont élé négalives, même avec des microbes acclimalés par leur passage successif sur une série de tubes (sixième el même onzième généralion).

Au bout de trois semaines, sur sang gélosé, le bacille de Ducrey a toujours la même vitalité.

Enfin BesxneoN, GrirroN el LE Sourb ont montré que le pus venant des bubons chancrelleux non ouverts donnait des cultures d'emblée positives, établissant ainsi la preuve irréfutable de la virulence primilive du bubon, contrairement à ce que prétendait Duerey. L'’ensemencement du pus chancrelleux à la surface du sang

gélosé ou en sérum non coagulé de lapin a donné naissance à des colonies typiques de bacilles.

Enfin ils ont fourni des preuves expérimentales at-

testant l'identité du bacille cultivé et du bacille du

chancre mou, en se mettant à l'abri de Loultes les causes d'erreurs possibles.

La découverte de la virulence du pus reliré du bubon fut des plus intéressantes car elle était fort discutée.

Sur une inoculalion de 719 bubons, Riconb avait constaté que 382 fois le pus élait inoculable soit 90 pour* 100 de bubons virulents où chancreux, les autres étant simplement inflammatoires. Sur 382 cas, 63 fois seulement l'inoculalion avait élé positive dès le début, d'où rarelé relative de l'inoculabilité d'emblée. Telles étaient. les deux conclusions posées par Ricorb, que confirmèrent RozLer el Juiniex. Gertains en ,avaient conclu que les bubons qui s'inoculaient, élaient syphililiques, les

autres élaient sympathiques

(CasTELNAU). Ricorp avail remarqué que l'inoculalion élail négalive quand labeëès était périganglionnaire et posilive quand le pus provenait du ganglion : elle restait sans effel quand on le praliquail aussitôt après l'ouverture du foyer, et ne devenait positive que lorsque les deux foyers superficiel et profond s'étaient unis et formaient eux-mêmes un bubon chancrelleux. :

En novembre 1884, le professeur Srrauss communi- quait à la sociélé de la Biologie le résultat de ses inoeulations praliquées avee le pus de 42 bubons, suivant toules les règles de la méthode bactériologique et avec toutes les précautions aseptiques. Toutes les inoculations pratiquées les premiers jours étaient restées infructueuses el n'avaient réussi que par la suile après ouverlure

du bubon. Mauriac, Arserr Romix, Maxuixo, Ducrèy

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