‹ Historique du Chancre mouChapitre 23 sur 24 · id · texte numérisé non relu

id

ge (ue 0,5 1,00 do 0,1 0,1 id.

(0,3 0,50 0,2 0,1 0,1 id.

4e Cas | 0,5 1,00 0,2? 0,1 0,1 complète na EAN à PS 0,2 0.1 At complète

RL see

Sérum de sang d’individus affcctés de chancre mou et émulsion de bacilles de Ducrey-Unna en gélose-albumine-sang

Temolyse

Alexine

Emulsion de bacilles Ducrey-Unna

Sérum d'individu

0,1 0,5 0,1 0,1 0 0,05 0,5 OT 0,1 0 0,1 0,05 0,1 0,1 très légère 0,005 0,05 0,1 (LR EE 0

Par ces expériences j'ai pu démontrer pour la première fois la présence d'anticorps dans le sang d’indi-

vidus atteints de chancre mou. »

Fréquence du chancre mou. — Chancre mixte clinique.

Sa contagion.

Il résulte de ce qui précède que le chancre simple existe donc et qu'il forme une maladie tout à fait distincte. Quelle est sa fréquence par rapport à la syphilis ?

De tout temps, on l’a considéré comme étant le plus fréquent. La première slalistique scientifique, celle de Bassereau (1837-1838) le donne comme étant 30 fois plus fréquent que le chancre syphilitique.

Puce sur 10.000 cas observés de 1840 à 1852 trouve 1955 indurés seulement, soit 1 sur 4. Plus tard, la proportion baisse encore. Pour Fournier, Rozcer, elle n’est plus que de 1 à 2 ou 3 au plus. La statistique de Fhôpital du Midi va de 1/4 à 1/4,7 avec un écart brusque de 1874 à 1879 pendant lequel le chancre syphilitique de-

vient beaucoup plus abondant. À Copenhague, une slalislique de Brascuko portant sur 50.000 malades les trouve en proporlions presque égales (2,8 pour la syphilis contre 2,3).

Mais ces slalistiques ne nous indiquent pas le milieu social de leurs malades. Le chancre simple facile à éviter avec des soins de propreté el qui pourrait disparaitre si les porteurs le voulaient, s’observe surtout dans-les milieux ouvriers. C'est une maladie des classes pauvres Il diminue à mesure qu'on s'élève dans l'échelle sociale où il laisse la place à la syphilis. Dans le monde féminin c'est la prostitution clandestine qui alimente les hôpitaux : les femmes mariées ou entretenues représentent une infime minorité, une dizaine de cas sur S00 dans la stalistique de Le Forr.

Celle dernière catégorie de malades en effet peut se soigner plus aisément el se reposer jusqu'à la guérison qui vient vile en général.

C'est une maladie de célibataires : 895 sur 980 cas dans la stalistique de BraxpveIxer (1908). Les maisons de lolérance ont un appoint peu élevé 132 sur 800, chiffre très inférieur à celui des prostituées clandestines (679 sur 800).

De plus sa fréquence varie beaucoup, nous dit M. Bazzer : parfois il disparaît, pour ainsi dire, des consullations des hôpitaux, puis il se montre de nouveau très souvent. On peut assister dans certaines villes à de véritables épidémies de chancre mou. A Paris, le nom-

bre en augmente lorsque la densité de la population

lt

flottante subit un accroissement, au moment des grandes fêles, des expositions. Mauriac à nolé sa grande fréquence en 1870-1871 et dans les années suivantes.

D'une façon générale, on peut dire qu'aujourd'hui le chancre mou se voit beaucoup moins, sans doute grâce au progrès de l'hygiène. Et encore dans nombre de cas où ce dernier est diagnostiqué dès les premiers jours de son apparition, n'a-l-on pas fréquemment de pénibles surprises quand, quelques semaines plus tard, on voil le malade présenter une roséole non douteuse ?

Nous avons examiné en effet la possibilité de donner naissance au chancre miæle expérimental. Le chancre mixle clinique est également facile à observér, et la conlagion naturelle peut se faire de diverses façons :

1° Ælle peut êlre simultanée. Le malade peut trouver sur la même personne les deux causes de contamination. Celles-ci peuvent êlre représentées : a) soil par un accident spécifique avoisinant des chancrelles, b) soit par un chancre nuxte déjà existant. Mais le contact avee ce chancre mixte ne donnera pas forcément un autre chancre mixte : ce pourra être seulement l’un ou l’autre des chancres qui le constituent; c) l’ënoculalion du chancre mixte peul encore se faire au contact d'un chancre simple porté par un syphilitique qui en est encore à la période secondaire. C'est alors un chancre simple qui pourra transmetlre la syphilis par l'intermédiaire de la sérosilé qui transsudera à son niveau ; 2 Elle peut se faire en deux fois. Ce n’est plus là un

chancre mixte d'emblée, mais un chancre secondaire-

EMI DE

ment mixle : à) le chancre mou peut s'inoculer pendant la période d’incubation du chancre syphilitique, b) le sujet porleur de chancres mous peut contracter la syphilis, c'est le chancre simple syphilisé, c) un chancre syphilique peut évoluer quand le porteur contracte la chancrelle (chancre syphililique chancrellisé).

© Dans tous les cas d'inoculations successives, les deux chancres se modifient et se dénaturent récipro-

quement.

ho ME

Page 1