INTRODUCTION
Il y a peu d’affeclions aussi distinctes et aussi tranchées que les maladies vénériennes. Pourtant, s'appuyant sur les analogies qui peuvent résulter del eur mode de transmission, le siège de leurs lésions et parfois leur simultaneité, la Médecine les a traitées et considérées pendant des siècles comme ne formant qu'une seule el même espèce, el, chose ionuie, éle a opposé à l'ensemble de ces maladies le traitement dela plus grave, de la plus récente, de la moins fréquente, imposant ainsi aux autres, c'est-à-dire à la très grande majorité, le danger d'une médication d'autant plus désastreuse qu'elle était mal appliquée.
La blennorrhagie semblela plus ancienne de ces affections ; Moïse en parle déjà (Levitique V); les Grecs, les Latins, les Arabes l'ont décrite et on peut la considérer comme ayant existé de toute antiquité.
Quant à la syphilis, bien que Voltaire ait dit avec.
RÉSE fibete
ironie : « la vérole est comme les Beaux-Arts, on ignore quel en a été l'inventeur », on s'accorde généralement pour en mentionner son apparition qu'à la fin du XVE siècle, après la découverte du nouveau monde. (1494-1496).
D'un‘autre côté, nous ne sommes plus aujourd'hui à l'époque où régnait la doctrine de l'unité vénérienne, et nous reconnaissons, à côté de l'accident primitif de la syphilis, un autre chancre qui lui ressemble assez au premier abord, mais dont la nature est toute différente.
Aussi sous l'inspiration de M. le docteur Fouquet, nous a-{-il paru intéressant de rechercher qu'elle paraît avoir été la date de l'apparition de ce chancre, c'est-àdire si les lextes antérieurs au XV° siècle semblent le mentionner el l'avoir reconnu, et ensuite par quelles élapes passèrent les diverses théories qui ont abouti à notre conceplion actuelle de l'individualité du chancre mou conception que nous appuierons sur des preuves. irréfutables tirées de la clinique, de la Bactériologie et
de l’expérimentalion .