‹ Historique du Chancre mouChapitre 5 sur 24 · PREMIÈRE PÉRIODE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PÉRIODE

Avant le XV: siècle, le chancre simple paraît exister et être décrit comme une maladie spéciale avec Ses complications. La DAS, maladie nouvelle (1494).

Le chancre simple paraît être signalé comme une maladie spéciale

‘avec ses compiications k

Hippocrate avait déjà mentionné les bubons de l'aine survenant à la suite d'ulcération des organes génitaux. Mais Celsé (1) Je premier nous donne une bonne définilion du chancre, de ses complications telles que le phi-. mos.s, le paraphimosis, et même le phagédénisme déjà décrit par les Grecs, nous dit-il. 11 n'indique pas les causes de cette affeclion, mais s'excusant d’avoir à traiter ce sujet, il nous indique que ces maladies élaient tenues secrèles à Rome. Il décrit, nous dit hi des «ulcérations rongeantes, fournissant une suppuration

semblable à de la lavure de chair ». Il parle également

| Cezse, liv. V et VI.

ep Pere

du «chancre gangréneux à eschare noire», puis du « chancre phagédénique serpigineux ».

De même les bubons de l'aine sont signalés par la plupart des médecins grecs el lalins. Galien par exemple, distingue les différentes espèces de bubons, ceux par exemple qui dépendent de plaies des parties voisines de laine.

Nous trouvons égalément mention de ces ulcérations dans Dioscoride, Marcellus Empiricus, Oribase, Ælus,

Paui d'Egine, la plupart de ces auteurs parlant égale-

ment du bubon chancreux.

On le trouve mentionné comme une maladie très commune et déjà exploitée par les charlatans aux XHHI° et XIV® siècles, et, comme pour la blennorrhagie qui élait déjà connue, c'est aux arabes que nous devons les plus précieux documents. Mesne, Avicenne, Avenzoar, Albucasis, décrivent des « ulcères corrosifs et serpigineux de la verge » : Albucasis parle de la perforation du prépuce et de la nécessité d'introduire parfois des sondes dans le canal.

Guillaume de Salicet consacre un chapitre de sa Chirurgie à la description «des pustules blanches où rouges, des vésicules miliaires, des crevasses, des corruplions, ou choses semblables qui se forment sur la verge où à l’entour du prépuce, à la suite du coït avec «une femme sale où une courlisane ». Il décrit le bubon où « dragonneau de l'ainé », élablissant sa relalion avec

les « corruplions » de la verge.

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