‹ Historique du mouvement de la paixChapitre 4 sur 5 · L'EMPEREUR DES FRANÇAIS ET LE ROI DE PRUSSE · texte numérisé non relu

L'EMPEREUR DES FRANÇAIS ET LE ROI DE PRUSSE

Sires,

Vous êtes dii'étlens : Vous adorez le même Dieu : Vous lisez le même Evaagile; Vous reconnaissez le même Christ.

Daignez permettre qu'avec le profond respect dû à vos augustes personnes, mais avec le ferme seuliment d'un devoir sacré ù remplir, nous osions, en ce moment suprême, faire retentir à vos cœurs la volonté de Dieu, les prescriptions de l'Evangile, l'exemple de Jéaus- Ghrist.

Dieu ne veul pas que les hommes s'égorgent ri^ci-

^uement comme des bctcs féroces ; Il veut qu'ils

^'aiment, qu'ils s'enlr'nidcntcorame ses propres enfants.

En les faisant s'entre-tner sur les champs de bataille,

ne craignez- Vous pas de mdconnaître et de leur faire

I méconnaître cette volonté de Dieu ?

y L'EvA?fCu.E commande de se reconcilier avec son frère, offenseur ou ofTensé.

aS HISTORIQUE DU MOVVEÎïETST DE LA PAIX

En voulant noyer les offenses dans le sang, ne crai-j gnea-Vous pas de fouler aux pieds l'Evangile?

.Tésus-Ghrtst allait de lieu en lien, faisant le bîl pardonnant les oulragcs, priant pour ses boufreaux.

En portant partout le fer et le feu, en exterminant des I

milliers de victimes, ne craignez- Vous pag de ne pouvoir!

légitimement Vous appeler disciples de Jésus-Christ ?'

SïHES,

La politique a été impuissante dans vos conseils : que là religion soit efficace !

Nous CQmparaîtrons tous devant Celui qui règne! dans les deux; hâtons-nous tous de rechercher la justice plutôt que la gloire, la mîséricQvde plutit que lai veng-cance, eH'cternellc bénédiction du genre humaia plutôt que réphémère éclat de notre élévation.

Apres tant d'émotions cruelles, que les Te D?um de , l'union ctde la paix se fassent bientôt entendre des deuxJ côtés du Rhin^el qu'il ne coule d'autres larmes que celles] de la joie et de la reconnaissance envers Vos Majestés.

Ali nom de quelques amis fondateurs de la LiqueX înlcr nationale et permanente de la Paix.

Mai^tis-Paschoud» Pasteur.

HISTORIQUE DU MOUVE5IE^T Di: LA PAlI

Pluï Eard, aprcs Sedan, il en adressait une autre au roi de Prusse, désormais seul arbitra de la silualion.

Et moi-même, dana l'inlervalle — je demande pardon d'être oblige de rappeler mes propres actea, maia je n'agissîiis pjis en mon nom personnel — avec U signature du in^me vénérable collègue et de Joseph Garnier, je hasardais la prolestallon suivante :

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