‹ Historire de l'etablissement des protestants français en SuèdeChapitre 26 sur 48 · RELATIONS AVEC LES ÉGLISES ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

RELATIONS AVEC LES ÉGLISES ÉTRANGÈRES

qu'un de ses anciens, revêtu de ce mandat pour la troisième fois, M. Daniel Le Gras, se souvenait toujours de l'accueil qu'il avait reçu dans la vieille cité protestante, alors qu'il y vint, en 1714, « avec les autres frères qui avaient confessé avec lui le nom de Jésus-Christ sur les galères ».

De tous côtés du reste l'Eglise de Stockholm recevait des réponses à ses appels. Les Eglises du Refuge envoyaient leur obole pour la construction de ce temple où l'Evangile allait être annoncé dans la langue de France. Jean Du Bourdieu, pasteur de Layton, en souvenir de son père envoya une somme importante au Consistoire, qui lui répondit au nom de l'Eglise qu'il lui était bien doux de voir qu'il prenait à cœur ses intérêts. « Elle vous a vu naître et les anciens se rappellent avec joie les instructions que votre illustre père leur a données pendant un ministère de plus de dixneuf années. »

L'un des dons qui touchèrent le plus les réfugiés fut celui qui leur fut adressé par les fidèles de l'Eglise wallonne, « qui s'assembloit à Paris, à l'hôtel de Hollande». Cette offrande de frères encore sous la croix de la persécution, exilés au sein même de la patrie, resta pour eux le témoignage de la plus touchante des sympathies *.

* D'après les registres de TEglise nous donnons ici les noms des donateurs et leurs souscriptions , un si précieux témoignage ne saurait être passé sous silence. Seigneurie de Genève, 16 louis d'or; louable canton de Zurich, 101 écus; Eglises wallonnes de Francfort, 544 florins ; d'Amsterdam, 225 florins; Eglises réfugiées de Hanovre , 20 rixdalers; de Hanau, 50 ducats d'or ; de Kotlbus, 5 écus; de Berlin,

Des efforts si persévérants devaient être couronnés de succès. Le 30 mai 1749, les réfugiés posèrent la première pierre de ce temple qui allait devenir la patrie religieuse de la petite «communauté française. L'emplacement, où devait s'élever l'édifice religieux, avait été choisi dans la vieille cité. Il n'était pas d'endroit plus central, proche du palais comme de l'église et de la maison des Chevaliers (Riddarhuset et Riddarholmskyrkan), il remplissait parfaitement le but proposé.

Les travaux de construction furent poussés avec une telle activité que déjà, au mois de décembre de la même année , les murailles étaient prêtes à recevoir la toiture. La rigueur extrême de la saison occasionna un arrêt dans la construction, qui ne fut complètement achevée que dans le cours de l'année 1751.

L^édifice se distinguait peu des maisons qui l'entouraient; seules les hautes fenêtres de la façade pouvaient laisser deviner son caractère religieux. Tout y était simple, et l'austérité huguenote y avait imprimé son caractère. La maison pastorale, dont la façade donnait sur la « Stora gramunkegrand », comptait quelques bonnes pièces , mais qui devinrent difficiles à habiter par la suite pour des étrangers peu faits aux rigueurs du climat du Nord , lorsque de hautes constructions voisines les privèrent des rayons du soleil.

50 rlxdalers ; de Zell , 5 écus d'or ; de Leipzig , 250 écus ; de Eœnigsberg, 100 florins ; du canton de Berne, 63 rixdalers. Des Eglises du Palatinat (Hesse) , 427 florins ; de la ville de Hanau , 13 ducats d'or. L'Eglise anglaise de Gothenbourg souscrivit 686 dalers cuivre. l'Eglise wallonne de Paris, 100 livres.

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