‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 18 sur 131 · LIVRE FISMIER · texte numérisé non relu

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pabie» ils fondirent tous ensemble sur kd et le tuèrent.

Voilà pourquoi )e dis : Il ne fîaut lias donner rbospitalité à cdui dont on ne connut' m la fanûlle ni le caractère, etc.

A ces mots, le chacal se fâcha, et dit au corr beau :

Le jour où Je daim vous a vu pour la pre> miëie &>is, il ne connaissait pas non phis votre famille et votre caractère. Comment âooc se fait-il qu'il existe entre vous et lui une amitié de plus en plus grande?

« Là où il n'y a 'pas un savant, l'homme d'un savoir médiocre doit être vénéré : dans un pays qvà manque d'arbres, Téranda lui-même est oonsidéré comme un arbre. »

« Cet homme est-il un des nôtres ou est<e im étranger? Voilà comment raisonnent les petits espdts. Pour les hommes généreux, le monde entier n'est qu'une seule famille. »

Soyez mon ami comme ce daim. —A quoi bon cette discussion? dit le daim ; restonstous les trois ensemble, et passons agréablement le ten^ en OMivezsations intimes.

« Un homme n'est pas Tami ou l'ennemi d'un

autre homme : c'est la manière d*agir qui fait les amis et les ennemis. »

Je le veux bien» répondit le corbe^iu. Les trois amis partaient le matin et allaient où bon leur semblait. Un jour, le chacal tira le diim à l'écart; et lui dit : Mon ami, dans un endroit de cette forêt, il y a un champ rempli de blé ; je vais t'y conduire et te le montrer. Lorsque le chacal lui eut montré ce champ, le daim alla y pattre tous les jours. Cependant le maître du champ, vo3rant son blé mangé, tendit des lacs. Le daim, étam retourné au champ, se trouva pris, et se dit en lui-même : Me voilà pris dans le piège du chasseur comme dans le lacet de la mort. Qjii pourra me tirer de là, si ce n'est un ami ? Sur ces entrefaites, le chacal arriva, et, tout en s'approchant : Grâce à ma ruse^ pensa-t-il, mes désirs sont accomplis et ont porté leur fruit. Lorsqu'il sera dépecé, ses os couverts de chair et de sang deviendront ma proie, et j'aurai de quoi bien me régaler. Le daim, dès qu'il l'aperçut, fut transporté de joie et lui dit : Mon ami, coupe les liens qui me retiennent, et délivre-moi bien vite.

« On reconnaît un ami dans l'adversité, un héros dans le combat, un honnête homme dans le

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