‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 21 sur 131 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

« M£nie dans la colère, le cœur de l'homme de bien ne change pas. Ua brandon d'herbes sèches ne pourrait chauffer les eaux de l'Océan, h

Mais, reprit Hiranyaka, tu es un animal inconstant, et, avec un £tre inconstant, il ne faut jamais se lier.

On a dit :

« Le chat, le buffle, le bélier, le corbeau et l'homme vil doivent toute leur force i la confiance que l'on a en eux : il ne £iui jamais se fier i de pardJs êtres. »

D'heurs tu es mon ennemi, et l'on a dit :

« Avec un ennemi, il ne faut pas contracter même l'alliance la plus solide. L'eau, si chaude qu'elle soit, étdnt le feu. »

■ H faut fuir le méchant, même lorsqu'il possède l'omement de la science. Un serpent paré d'une pierre prédeuse serait-il pour cda m^ns redoutable? s

■ Ce qui est impossible n'est pas possible ; ce qui est possible l'est toujours. Un char ne peut point aller sur l'eau, m un bateau sur la terre fenoe. a

« Qjielque foitune qu'il possède, celui qui accorde sa confiance d des ennemis et à des femmes

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qm n'ont poor lui aucun attachement est Jnen près de sa ruine. »

Je sais tout cela, répondit Laghonpatanaka ; mais teik est ma résolution : il faut absolument que je sois ton ami ; sinon, je me laisserai mourir de faim.

« Le méchant est comme le vase de terre, que Ton brise aisément et dont on rejoint difficilement les morceaux; mais l'homme de bien ressemble au vase d*or, que l'on brise avec peine et que l'on racconmiode avec facilité. »

« Tous les méftaux s'unissent parce qn'îk sont fusibles; les animaux sauvages et les oiseaux, parce qu'ils ont un motif. L'union des insensés est fondée sur la crainte et la cupidité ; mais cdle des gens vertueux a son origine dans la vertu. »

« Les gens de bien ressemblent à la noix de coco, tandis que les méchants ont l'aspea de la jujube, et séduisent par leur extérieur. »

(c Lors même qu'ils ont rompu toute amitié, les hommes vertueux conservent toujours leurs qualités. On a beau briser la tige du lotus, les libres qu'elle renferme n'en restent pas moins attachées. »

« La pureté du cœur, la libéralité, la bravoure,

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