V. — HISTOIRE D'BIRANTAKA
ANS une ville que Ton appelle Tchampakâ, il y a une maison de religieux mendiants (i). Dans cette maison habitait un religieux nonmié Tchoûdâkama. Cet homme avait l'habitude de poser sur une tablette l'écuelle qui contenait les restes de la nourriture dont on lui faisait l'aumône ; puis il se couchait. Tous les jours je grimpais sur la tablette et j'allais manger sa nourriture. Cependant il reçut la visite d'un religieux mendiant nommé Vînâkama, lequel était son ami intime. Tout en parlant de différentes choses avec son ami, Tchoûdâkama, pour m'effrayer, frappa à terre avec un bâton de
(i) Partvrddjakas, religieux du quAtrième ordre. Une gourde, un plat de boi«, un pot de terre et une corbeille de bamboa, tels sont, selon Manon, les seuls ustensiles dont ils doivent se servir.