LIVRE PREMIER
bambou fendu. Mon ami, lui ditVtnâkama, pourquoi pràtez-vous si peu d'attention à mes paroles et vous occupez-vous d'autre chose ?
« Un visage riant, un regard serein, l'attention prêtée à nos discours, une voix douce, une grande affection et des témoignages d'empressement, telles sont les marques auxquelles nous reconnaissons un homme qui nous est attaché. »
« L'envie de causer du déplaisir, l'oubli des services passés, le manque d'égards, la divulgation de nos fautes, et, dans une conversation, l'oubli de notre nom : voilà les marques auxquelles nous devons reconnaître un homme qui n'a pour nous aucun attachement. »
Mon ami, répondit Tchoûdâkama, je n'ai pas d'indifférence pour vous ; mais regardez : ce rat, mon ennemi, vient tous les jours manger dans mon écuelle la nourriture dont on me fait l'au mône. — Comment, dit Vinâkama en jetant les yeux sur la tablette, un rat, un animal si chétif, peut-il grinJper si haut? Cela doit avoir une cause.
On a dît :
Une jeune femme saisit tout à coup son vieux mari par les cheveux, le serra étroitement dans
s 4 HITOPADéSA
ses bras et lui donna un baiser : si elle agit ainsi, ce n'était pas sans cause.
Comment cela ? demanda Tchoûdâkama. V!nikama raconta Thistoire suivante :