‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 27 sur 131 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

« Si Ton est riche par cela même que l'on possède une fortune dont on ne fait pas jouir les autres et dont on ne jouit pas soi-même, on est riche aussi avec des trésors enfouis dans la terre. »

a L'avare, ne jouissant pas de sa fortune, n'est pas plus riche que les autres. Ses richesses lui appartiennent : voilà pourquoi il y est attaché , et ce D'«st qu'avec peine qu'il s'en sépare. »

» La fortime de Tavare ne va ni aux dieux , ni aux brahmanes, ni à ses parents, ni à lui-même; elk devient la proie du feu , des voleurs et des rois. »

« La charité accompagnée d'un langage affable, la science avec la modestie , la bravoure unie à la patience et la fortune jointe à la libéralité : voilà quatre belles et rares qualités. »

Et Ton a dit :

Il faut toujours amasser; mais il ne faut pas trop amasser : témoin le chacal qui aimait à faire des provisions et qui fut tué par un arc.

Comment cela ? dirent le rat et le corbeau.

Miuiibara raconta la fable suivante :

68 HITOPADiSA

Page 1