‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 29 sur 131 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

dit-il en les regardant, je trouve aujour quoi bien manger.

a De même que le malheur , le bonhi aux mortels sans qu'ils s'y attendent ; aus que, dans ce monde, c'est la destinée ( porte. ■

Eh bien! avec leur chair, j'aurai de nourrir comme il faut pendant trois mois

L'homme me fera subsister un mois, k le sanglier deui mois, et le serpent un jourd'hui je vais manger la corde de l'art

Pour satisfaire mon premier appétit, laissant ces chairs délicieuses , manger ce sans saveur qui est attachée à L'arc. En ( mots, il se mit A ronger la corde. Dès qL fut coupée, l'arc se détendit : Dîrgh:

frappé au cœur et mourut.

Vtnli pourquoi je dis : Il faut toujoi ser, etc.

Et l'on a dit :

• En &it de richesses, l'homme richf séde réellement que ce qu^il donne et ce > somme : car, après sa mort, d'autres joi ses femmes et de sa fortune. ■

■ Ce que vous donnez à des gens de

E tous les ioun, vtnU,

selon moi , voire fortune ; car ces riehoMi ^ve

vous gardez a*ec soin , vous les «nuerm pour le

premier venu. >>

Maintenant, il est inutile d'eu dire dartatage

« Les hommes d'un esprit édairi ne dtànmt pas ce qu'ils ne peuvent acquérir et ne veulent pis regretter ce qu'ib ont perdu; jimaij leur raison ne s'^are, mime dans te malheur, a

Mon ami, il faut toujours montrer de l'ioergie.

B Même après avoir étudié les livre», oa pwit être ignorant; mais l'homme qui joint la prati^DC ■i la sdence est un savant. Ce n'est pas seulentent en indiquant un bon remède que l'on guérit les malades, a

n Les préceptes de la science ne sauraient donner la moindre qualité â celui qui craint de faire un effort : une lampe, dans la main même d'un aveugle, peut-elle éclairer pour lui les objets de ce rniHide? »

Aussi, mon ami, dans quelque position que l'on se trouve, il faut être calme.

« L'homme doit accepter le bonheur et le malheur qui lui arrivent : les panes et les plaisirs sont comme une roue qui tourne. ■

richesses, sont des choses dont on ne peut jouir qu'un certain temps. »

<c II ne faut pas se donner tant de pdne à chercher sa subsistance , le Créateur y a pourvu : dès que la créature est sortie du sein de sa mère , les mamelles de celle-ci répandent leur lait. »

« Celui qui a fait les cygnes blancs, les perroquets verts et les paons de diverses couleurs, pourvoira à votre subsistance. »

Mon ami, écoutez encore ces vérités, qui ne sont connues que des sages :

<c Les richesses, lorsque nous voulons les acquérir, nous donnent de la peine; dans l'adversité, elles causent notre tourment; dans la prospérité, elles nous troublent la raison: comment pourraient-elles nous apporter le bonheur? »

« Celui qui, dans ce monde, ne désire la richesse que pour bien s'acquitter de ses devoirs, ferait encore mieux de ne pas chercher à Tacquêrir. Il vaut mieux s'éloigner d'un bourbier que d'y faire ses ablutions. »

« De même que les oiseaux trouvent leur nom riture dans l'air, les bêtes sauvages sur la terre , et les poissons dans l'eau , de même on est riche dans quelque condition que l'on soit. »

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