‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 33 sur 131 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

On a dit :

« La fausseté, la haine, la perfidie, Tenvie, la cupidité , la méchanceté et l'impudicité sont des vices innés chez les femmes. »

Ayant entendu les propositions que lui faisait la messagère , Lâvanyavatî répondit : Je suis fidèle à mon mari et je ne souffre pas même le contaa J'un autre homme.

« La véritable épouse est celle qui est adroite lians sa maison; la véritable épouse est celle qui est féconde; la véritable épouse est celle qui est tidèle à son mari ; la véritable épouse est ceUe qui <ist vertueuse. »

ce La femme qui ne fait pas la joie de son mari ne mérite pas le nom d'épouse : quand un mari est content de sa femme , tous les dieux partagent sa satisfaction. »

« La beauté du* kokila est dans son chant ; la beauté de la femme, c^est la fidélité envers son mari ; la science est la beauté des hommes laids ; la patience est la beauté des ascètes qui pratiquent des austérités. »

« La femme dont le mari vante les qualités , la conduite et la vertu, est digne du nom d^é-pouse. En effet, le mari qui a eu le feu sacré pour

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témoin des sennents de sa femme est son protecteur. »

Aussi tout ce que m^ordonne le maître de ma vie, je Texécute sans examen. — Est-ce bien vrai? demanda la messagère. — C'est la vérité même , répondit Lâvanyavatî.

La messagère retourna auprès de Toungabala et lui ^apporta tout cet entretien. £h bien ! dit le prince après Tavoir entendue, il faut que son mari me l'amène et me la livre lui-même ; mais comment cela se pourra-t-il ? — U faut employer la ruse, répondit la messagère.

On a dit :

Ce qu'on peut faire par la ruse, on ne pourrait le faire par la force. Un éléphant fut tué par an chacal qui l'avait attiré dans un bourbier.

Comment cela? dit le prince. La messagère raconta la fable suivante :

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