‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 36 sur 131 · OV · texte numérisé non relu

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chère à son cœur. U se leva précipitamment et Tembrassa avec transport; puis, fermant les yeux à demi , tant il était heureux , il l'entraîna sur un sofa, et se livra avec elle aux plaisirs de l'amour. A ce spectacle, le fils du marchand resta immobile comme une peinture ; il ne sut ce qu*il devait faire et tomba dans un profond chagrin.

Voilà pourquoi je dis :

Le fils d'un marchand, ayant vu de ses propres yeux presser le sein de sa fenmie, etc. U en sera de même pour toi.

Manthara ne tint aucun compte de ces sages avis ; elle fut comme troublée par la crainte , et abandonna le séjour des eaux pour s'en aller. Hiranyaka et ses deux autres amis la suivirent. Pendant qu'elle marchait sur la terre ferme » elle fut rencontrée par un chasseur qui parcourait la forêt. Le chasseur la ramassa et l'attacha à son arc. Comme il avait faim et soif, il prit le chemin de sa maison. Le daim , le corbeau et le rat le suivirent avec tristesse, et Hiranyaka dit d'une voix plaintive :

« Tel qu'un navigateur qui ne peut atteindre au rivage de TOcéan, je ne suis pas encore arrivé au terme d'un premier malheur, quand un second

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