II. — LE SINGE BT LE PILIBK
ANS le pays de Magadha, aux environs de la forêt de Dharmâranya, il y avait un kâyastha nommé Soubhadatta. Cet homme faisait construire un pavillon pour donner une fête. Après avoir scié un pilier et l'avoir fendu jusqu'à une certaine distance, l'ouvrier avait introduit un coin entre les deux morceaux de bois. Une troupe de grands singes, habitants de la forêt, arriva le soir en jouant, et l'un d'eux, comme s'il eût été poussé par le bâton de la mort (i), vint sai^ ce coin avec ses deux mains. Ses deux testicules, qui pendaient, se trouvèrent pris entre les deux morceaux du pilier. Au même instant, avec son étourdcrie naturelle, il fît un grand effort et arracha le
(i) Yama, dieu de la mort, est représenté avec un bàtoa oa une tOMWie dans la main droite, ce qui lui a valu le nom de Dandadhara (celui qui parti un bâton).