LIVRE DEUXIÈME I
inais dans leur cœur il n*y a que du poison : dès
que les lèvres sont imbibées de ce poison, le cœur
éprouve des douleurs poignantes. »
Gens' du roi, écoutez maintenant l'histoire de ce
marchand qui m'accompagne.
Ilpartitde chez lui, et, après avoir fait du commerce
pendant douze ans, il vint des environs du Malaya
dans cette ville, avec une quantité de pierres
précieuses de diverses espèces et très rares. Il alla
coucher dans une maison de prostitution. La maîtresse de cette maison avait placé à la porte un
vétâla de bois, sur la tête duquel elle avait mis un
joyau d'un grand prix. Le marchand, poussé par la cupidité, se leva pendant la nuit et alla mettre la main sur ce joyau ; mais, au même instant, les deux bras du vétâla furent mis en mouvement par une ficelle. Il eut la main prise et poussa un cri de détresse. La maîtresse de la maison se leva et lui dit : Marchand,tu arrivesdes environsdu Malaya; ch bien! donne toutes tes pierres ; sinon, ce serviteur ne te lâchera pas, car c'est son emploi. Alors le marchand livra ses pierres, et, maintenant qu'il a perdu tout ce qu'il possédait, il est avec nous. 1
Après avoir entendu le récit de toutes ces aventures, les gens du roi instruisirent l'officier de
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jusdce de ce qui s'était passé. Cehii-^ dès qs'll connut la vérité, ût relâcher le barbier ; Teniremetteuse fut punie ; la femme du vacher fut diassée de la ville, et Kandarpakétou fut traite aieec honneur.
Voilà pourquoi je dis : Trois personnes ont été malheureuses par leur faute, etc.
C'est notre faute; par conséquent, nous fie devons pas nous plaindre. Puis, après un instaat de réflexion : Mon ami, dit-il, prends patience ; c'est moi qui suis cause de leur amitié : c'est moi qui les désunirai.
oc Les gens adroits savent présenter le faox sous les couleurs de la vérité, de même que, sur une surface unie, les peintres nous font voir les objets comme s'ils étaient placés devant et derrière. »
Celui qui, dansles événements imprévus, conserve sa présence d'esprit, se tire toujours d'embarras, comme la femme du vacher avec ses deux gnlants.
Conamem cela ? demanda Kamtaka. Damaoaia raconta l'histoire suivante :