VIII. — LE OOBBEAU, sji lïT-^rr? 3r IX :&ft77:j!c
UR un arbre harcift rrr i^Ji^ût à* i^rbeaux dont ks pe£:s ^rrr-rr tit àirrxir, par un seqient noEr q:= :tTih tîiiir s* demeure dans le creux du nscnse irrri^ Lorfcxit
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I^ HTTOPADÉSA
la femelle du corbeati fat sur le point de pondre une seconde {(As, eDe dh à son mâle : Mrits, H fam abandonner cet arbre, eu, si nons restons ici, nous n'aurons jamn de progéniture, â cause de ce serpent noir.
tf Avoir une femme vicieuse, un mauvais ami, des serviteurs qui répliquent, et habiter une maison infestée par des serpents, c'est sans conasdit la mort. »
Ma chère, répondit le corbeau, ne crains rien. J'ai longtemps supporté ses injures ; matntfnant je ne veux phis les souffiir. — Comment pourrez-vous lutter contre un animal si fort ? reprit la femelle. — Sois tranquille, dit le corbeau.
Celui qui est intelligent est fort. Commeotcdni qui est dépourvu d'intdligence pourrait-il posséder la force ? Regarde : un lion qui se laissa égaler par la fureur devint la victime d^ liè«e.
Conunent cela? dit la femelle du corbeau.
Celui-ci raconta la fable suivante :
UVUl. DEUXIÈME
mgS» o% uat maotagne que l'on appelle Usa- ^fio ddra, il y avait on lion "'^^'"^ Dour- '^^ danta. Ce lion faisdi un massacre cimtîuuel des aniinau». Ceux-d s'assemblèreot tom et là adressèrent des représentations. Seigneur, kii 'Uient-iis, pourquoi détruire ainsi tous les animaux ? Nous vous en enverrons un nous-mên^s tous les jours pour vous nourrir. — Je le veox bien, répondit le lion. A partir de ce moment, il Mangeait tous les jours un des auimaus,
Ua yxii, un vieux lièvre dont le tour était venu se dit en lui-même :
On obéit à celui que l'on craint, parce que l'on tient i la vie. Si je dois mourir, à quoi me servira-t-il de montrer de la soumission envers. le
Je vais donc m'eu aller tout doucement vers lai. En disant ces mots, il se mit en ronte. Le lion, qui souffrait de la faim, lui dit avec colÈie, dis qu'il le vit : Pourquoi viens-tu » tard î — Ce n'est pas ma faute, répondit le lïÈvie ; j'ai étc mité en chemin et retenu de ûxce par un autn
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lion. Je lui ai juré de retourner auprès de lui, et je viens en instruire votre majesté. — Viens vite, reprit le lion furieux, et montre-moi où est ce coquin. Le lièvre conduisit le superbe animal auprès d'un puits profond, et, lorsqu'ils furent arrivés : Seigneur, dit-il, regardez. Et il montra au lion son image, que réfléchissait Peau de apuits. Alors le lion, enflé d'orgueil, ne put maîtriser sa colère, et se précipita dans le puits, où il trouva la mort.
Voilà pourquoi je dis : Celui qui est intelligent est fort, etc.
J'ai bien entendu tout ce que vous venez de me raconter, répondit la femelle ; dites-moi maintenant ce qu'il faut faire. — Tous les jours, reprît le corbeau, le fils du roi vient se baigner dans l'étang voisin, et, lorsqu'il prend son bain, il ôte sa chaîne d'or et la dépose sur une pierre au bord de l'étang. Tu prendras cette chaîne dans ton bec et tu l'apporteras dans le creux de cet arbre. Un jour que le prince s'était mis à l'eau pour se baigner, la femelle du corbeau fît ce que son mâle lui avait dit. Les gens du roi, en cherchant la chaîne d'or, trouvèrent le serpent noir dans le creux de l'arbre et le tuèrent.