‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 63 sur 131 · LIVRE DEUXIÈME Ift · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME Ift

Voilà pourquoi je dis : Ce qu'on peut faire par la ruse, on ne pourrait le faire par la force, etc.

S'il en est ainsi, dit Karauba, va, et puisse»-tu réusâr dans tes démarches I

pamanalia alla aupfës de Hngakka, et, après s'être incUné devant lui, il lui dit : Sire, j'ai ippris quelque chose de ficheux ; c'est pour cela que je viens vers vous.

( Qfiand un homme est malheureux, quand il s'écarte de la bonne voie et quand il laisse échapper une occaùon, l'homme qui a de l'attachement pour lui doit, même sans qu'il le consulte, loi parler en ami. »

* Un roi est fait pour s'amuser, et non pour s'occuper d'aflaires. Un ministre qui met le désordre dans ks afiaires de l'État se sotûUe d'un

En effet, voici comment doivent se conduire les ministres :

« Mieux vaut mourir et même avoir la tfite tnmchée que de montrer le mépris d'un homme qui a le dé»r criminel de prendre la place de so

Mais que veux-m me dire ? répondit gracieuse ment Rngalaka. — Certes, reprit Damanaka

X42 HrrOPADéSA

Sam^Ivaka ne se conduit pas ainsi à votre ^ard : il a, devant moi, insulté la puissance de votre illustre majesté, et il aspire même au trû&e. A ces mots, Pingalaka resta nmet de crainte et d'éton^ nement. Sire, poursuivit Damanaka, vous avez renvoyé tous vos ministres pour lui confier à lui seul la direction de toutes les affaires. Cest une grande faute.

« La Fortune se âent auprès du ministre toutpuissant et du prince, et appuie sur eux. ses deux pieds. Comme elle est femme, elle ne peut pas sonf&ir celui qui la soutient, et elle abandonne l'un ou Tautre des deux. »

a Quand un roi Êiit d'un homme le prînc^al et seul ministre de son royaume, TégaremÊnt qui s'empare de cet homme fait naître en lui Forgnei] ; rindolence, qui est la compagne de Torgudl, le mène à sa ruine. Dès qu'il est tombé, le désir de l'indépendance absolue entre dans son coeor, et ce désir de l'indépendance est cause qu'il attente ■X la vie de son souverain. »

« Ce qu'il y a de mieux à faire à r<^;aid d'un serviteur non dévoué, d'une dent qui branle et d'un ministre corrompu, c'est d'extirper jusqu'^ la rrxine. »

Page 1