I. -* I.B8 CTGMBi CT LES 9àSm
ANS le Karpoûradwipa, il y a un étang que Ton appdle Padmakéli. Sur cet étang habitait un cygne (i) nonuné Hiranyagarbha, que tous les oiseaux aquatiques avaient sacré roi dans une assemblée solennelle.
« S'il n'y avait pas un roi mattre absolu de toutes choses, le peuple se perdrait sur cette terre, comme un vaisseau sans pilote au milieu de l'Océan.»
« Le roi protège le peuple, et le peuple Eût le mmurque puissant. La protection qoe l'on reçoit d'tm prince vaut plus que la puissance qu'on lui donne : sans elle, tout ce qui existe n'est nec. )» Un jour que ce cygne, entouré de sa suite, se reposait tranquillement sur un large lit de lotos, une grue nommée Dîrghamoukha, qui arrivait d'un pays éloigné, vint le saluer et s'assit auprès de lui. Dîrghamoukha, lui dit le roi, tu arrives d'un pays àraager : dis-moi ce que tu sais de nouvetv. — Siic, répondit la grue, j'ai tme grande nochFelle,
(i) Mddjahansa, espèce de çygae qui • le bec et k» ft/m* roaf{et,' et queWibon croit être le flammit.
et, comme je voulais vous Tannoncer, je sins venue bien vite vers vous. Écoutez : Dans le Ditfaboudwipa, il y a une montagne que F on appelle le Vindhya. Sur cette montagne habite uâ paon nommé Tchitravarna, qui est roi des oiseaux. Comme je traversais une forêt incendiée, je iiis aperçue par des oiseaux de la suite de ce prince qui passaient. Qui es-tu, me dirent-ils, et d'où viens-tu ? Alors je répondis : Je suis un serviteur du cygne Hiranyagarbha, souverain du Karpoûradwîpa, et je viens par curiosité voir un pays étranger. A ces mots, les oiseaux me dirent : De ce pays ou du tien, quel est le plus beau et i|iiel est le plus grand des deux rois ? — Ah j ré|ifiquai-je, que dites-vous ! il y a une grande difi Sre o ce : le Karpoûradwîpa est un paradis (i), et le cygne notre roi est un second Indra. Que Êdtes-vous donc dans ce désert ? Venez dans notre pays. En entendant ces paroles, les oiseaux se
« Faites boire du lait à des serpents, ils n'en auront que plus de venin. Un conseil donné i
(b> Sumgû on cid d*Iiidni, céjoiir de* divinités tnfintnm^ et •les naortels dèifiésu
Iu'4 HITOPADÉSA
des fous ne sert qu'à les irriter, au lieu de les calmer. »
Il faut donner des consdls au sage ; maïs il n'en hut jamais donner à un fou. Pour avoir donné un conseil à des singes ignorants, des oiseaux virent détruire leurs demeures.
Conmient cela ? dit le roi. Dfrghamoukha raconta la fable suivante :