II. — LES OISEAUX ET LES SINGES
UR le bord de la Narmadâ, au pied d'une montagne, il y avait un grand salmalf.
Des oiseaux avaient construit leurs nids sur cet arbre et venaient y chercher un abri pendant la saison des pluies (i). Un jour, Tatmo^hêfe se couvrit de nuages noirs et épais, et la pluie tomba par torrents. Les oiseaux aperçurent ao pied de l'arbre des singes qui tremblaient de froid ; ils furent touchés de compassion et leur dirent : Hdà 1 singes, écoutez :
Nous nous construisons nous-mêmes des mds avec des herbes que nous ramassons sans antre
(i) Saison qui conq>rend les mots- de srâvaua (JQtUet«août) et ~4p. VMra («oût-<scpteiiibre)..
secours que celui de nos becs ; et vous qui avez des mains, des pieds et tous les organes nicessaires, pourquoi restez-vous dans un pareil état ?
Ces paroles irritèrent les singes, et ils se dirent en euz-mimes : Ah I ces oiseaux, parce qu'ils sont â leur aise et à l'abii du vent dans le fond de leurs nids, se moquent de nous t Eh bien I attendons que la pluie cesse de tomber. Alors un singe dit :
• Les oiseaux, les mâchants, les ignorants et ctm, qui se croient savants ne sont pas capables de faire une maison ; ils ne savent que la di-
Dès que la pluie eut cessé, les singes grimpèrent â l'arbre, détruisirent tous les nids et renversèrent les oeufs des oiseaux.
Voilà pourquoi je dis : Il faut donner des conseils au sage, etc.
Ensmte que firent-ils? demanda le roi. — Ensuite, continua Dirghamoukha, ils me dirent avec colère ; Par qui donc ton cygne a-t-il été fait roi ? Alors je me Ûchai aussi et je leur répondis : Et votre paon, qui l'a fait roi 7 A ces mots, ils voulurent me tuer, et je déployai toute
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« Dans d'autres circonstances» la patience c9t rornement des hommes, comme la pudeur est cdtti des femmes. La valeur qne Ton d^iloie une fois que Ton est vaincu est comme rimpndkité dans le commerce charnel. »
Le roi se mit à sourire ; puis il dit :
« Celui qui, après avoir bien vu la force ou la faiblesse qu'il y a en lui et chez ses advenatres, ne reconnaît pas la différence qui existe entre eui et lui, est vaincu par ses ennemis. »
iJn Ane imbécile, qui était vêtu d*une peau.de tigre et paissait depuis longtemps dans un dump de blé, fut tué parce qu'il eut la sottise de ùkt entendre sa voix.
Comment cela? demanda la grue. Le rot raconta la fable suivante :