IV. — LA GRXTB, LE SERPENT ET LES ICHNBUMOKS
L y a dans le nord une montagne que l'on appelle Gridhrakoûta. Sur cette montagne était un n3ragrodha qui servait de demeure à des grues, et, dans un trou au pied de cet arbre, habitait un serpent qui dévorait les petits de ces
(1) Le not mahmiM, que donne le teste, est le «om de richneumon on mangouste du Bengale (Vivtrra i^nummon).
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oiseaux. Une vieille grue, ayant entendu les plaintes de ses compagnes affligées, leur dit : Voici ce qu'il £iut faire : vous apporterez des poissons, et vous les jetterez à terre, un à un et sur une même file, à partir d'un trou d'ichneumons jusqu'au trou du serpent. Les ichneumons, attirés par l'appât de cette nourriture, viendront et verront le serpent, et, comme l'ichneumon est l'ennemi naturel du serpent, ils le tueront. Le conseil de la- grue fut suivi, et il arriva ce qu'elle avait prévu. Mais les ichneumons entendirent crier les petits des grues qui étaient sur l'arbre : ils y grimpèrent aussitôt et les tuèrent tous.
Voilà pourquoi nous disons : En cherchant un moyen, etc.
En nous voyant tous les deux te transporter ainsi, les gens diront sans doute quelque chose, et si, en les entendant, tu veux leur répondre, tu périras. Il faut donc absolument que m restes id.— Hé quoi 1 reprit la tortue, suis-je une folle ? Je ne répondrai pas, et je ne dirai rien.
Les deux cygnes firent ce que la tortue demandait. Tous les vachers, la. voyant enlevée de cette manière, se mirent à sa poursuite^ en criant : Ah ! quelle chose étonnante ! une tortue portée par