Ibid., n
rouvrir, cette influence majeure qui doit assurer de nouveaux succès à nos armes, et à vous de nouveaux titres à la gloire et à la reconnaissance nationales ^ ».
Mais Moreau se refusa à accepter la direction supérieure des trois armées : « C'est tout ce qu'un homme peut faire, déclarat-il, que décommander à trois lieutenants gjnéraux; je ne me tiendrais pas sûr avec des généraux en chef de plus^ ». Garnot jugea néanmoins que toutes les forces opérant en Allemagne devaient être placées sous son commandement^ et le Premier Consul, partageant cet avis, en informa Moreau en ces termes : <i La modestie avec laquelle vous vous refusez à accepter cet important commandement n'a été... qu'un nouveau motif pour vous le donner ^ ».
Il fut donc admis qu'Augereau recevrait des instructions de Moreau. Dans une conférence qui eut lieu chez les Consuls le 5 fructidor, et à laquelle assistait Lahorie, on décida que l'armée gallo-batave se dirigerait, lors de la reprise des hostilités, sur Schweinfurt « afin de cerner ainsi Wiarzburg, de tourner tout ce qui se trouverait dans ce coude du Main », et viendrait ensuite, dans le Haut-Palatinat, menacer la Bohjme et couvrir les sièges des places du Danube -^
Cepandant Saint-Julien, de retour à Vienne le 17 thermidor (5 août), avait été disavoué et envoyé en exil loin de la capitale. Les préliminaires furent considirJs par l'Eiipereur comme non avenus^. Toutefois, l'Autriche ne voulant pas
1. Le Miaistre de la guerre à Moreau, Paris, 6 thermidor an VIII.