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Correspondance de Napoléon, n

trer toutes ses forces sur le Danube; Augereau prendrait position de manière à remplacer Sainte-Suzanne et tiendrait tête aux partisans levés par le comte d'x41bini dans le centre de l'Allemagne; Brune occuperait la Suisse et le pays des Grisons, prêt à seconder soit Masséna sur le Mincio, soit Moreau surTInn*.

A ces quatre armées le Premier Consul adjoignit un nouveau rassemblement de troupes constitué entre Beauvais et Amiens. Il détacha des demi-brigades restées dans l'intérieur l3S cadres des compagnies de grenadiers, recruta celles-ci avec des hommes 'de choix et en forma un corps de 9.000 à 10.000 soldats d'élite renforcés par quatre escadrons de cavalerie et douze bouches à feu. Le commandement en fut donné à Murât. Bonaparte le destinait soit à s'opposer à un débarquement des Anglais, soit à passer en Italie pour couvrir les ailes et les derrières de Masséna^.

Le 5 thermidor (24 juillet), le Premier Consul chargea le Ministre de la guerre d'assurer Moreau « de la confiance du Gouvernement dans ses talents » et de l'informer qu'en cas de reprise des hostilités, la direction suprême des armées du Rhin, gallo-batave et de réserve lui serait confiée ♦^.

Carnot transmit à Moreau ces instructions, en employant les termes mêmes dont s'était servi Bonaparte : « Je n'ajouterai rien, mon cher général, disait-il, à la justice que vous rend ici id Premier Consul, si C3 n'est l'expression de ma vive satisfaction en voyant le Gouvernement vous apprécier comme tous ceux qui vous connaissent bien et se proposer de vous donner, sur les grandes opérations de la campagne, s'il faut la

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