‹ HohenlindenChapitre 13 sur 344 · Moreau à l'archiduc Jean, 1" jour complémentaire an VIII · texte numérisé non relu

Moreau à l'archiduc Jean, 1" jour complémentaire an VIII

7. L'Empereur à Thugut, Vienne, 5 septembre 1800 (Vivenot, loc. cit., t. II p. 2C9).

8. L'Empereur à CoUoredo, Alt-Oetting, 10 septembre [Ibid., p. 272).

nisons se montant à 20.000 hommes de bonne infanterie; qu'en tout cas on gagnerait un mois pour compléter les armements, L'Empereur sentait que la cession aux Français des trois places produirait un mauvais effet en Angleterre et dans toute l'Allemagne ; mais il n'avait pas confiance dans la solidité de son armée, et il n'osa pas assumer la responsabilité d'une rupture, contrairement aux avis d'un homme aussi compétent que l'était Lauer et à ceux de son ministre plénipotentiaire *.

Un nouvel armistice de quarante-cinq jours fut conclu a Hohenlinden le 3« jour complémentaire de l'an VIII (20 septembre) entre Lahorie, représentant Moreau, Lehrbach et Lauer, munis des pleins pouvoirs de l'Empereur. Les places d'Ulm, Ingolstadt, Philippsburg étaient remises à l'armée française. Dans ces quarante-cinq jours étaient compris quinze jours d'avertissement pour la reprise des hostilités. La ligne de démarcation fixée par l'armistice de Parsdorf fut conservée ; elle était jalonnée par: Chiavenna, le Splûgen, Coire, Balzers (sur le Rhin), les sources du Lech, cette rivière jusqu'à Reutte, les sources de l'Ammer, la vallée de la Loisach, risar au sud de Lenggries, la vallée de la Mangfall, Ebersberg, Hohenlinden, la Vils, le Danube jusqu'à Kelheim, Pappenheim, la Rednitz jusqu'au Main, le Main jusqu'à Mayence-.

L'armée du Rhin devait revenir et s'arrêter sur les deux rives de l'isar, l'armée autrichienne sur les deux rives de rinn^. (( Le matin, écrivait Moreau, on disait aux soldats : arrangez vos armes, on va combattre. — Vive laRépublique ! — Ce soir on leur annonçait q>a'ils allaient avoir la paix. — Eh bien I Vive la République ! Avec une telle armée, il n'est pas

1. L'Empereur à Colloredo, Wasserburg, 20 septembre (Vivenot, loc. cit., t. II, p. 275-281). —Cf. Sybel, loc. cit., t. II, p. 312.

Page 1