‹ HohenlindenChapitre 14 sur 344 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

étonnant qu'on prenne des places sans les assiéger* ». Les troupes reprirent à peu près les cantonnements qu'elles occupaient avant la dénonciation de l'armistice^.

Moreau était d'avis de raser les trois forteresses mises par la convention à son entière disposition^. Un rapport lui fut présenté à ce sujet par l'adjudant général Lamarque et le chef de bataillon du génie de Gaux*.

Thugut apprit avec colère les clauses de la convention de Hohenlinden. Le 25 septembre, il se produisit entre lui et Colloredo, le conseiller intime de l'Empereur, une discussion très chaude à l'issue de laquelle Thugut déclara ne pouvoir assumer plus longtemps « la responsabilité d'un nouveau système au bout duquel, selon sa conviction... )), il apercevait « la destruction entière de la monarchie )). 11 fut remplacé aux affaires étrangères par Lehrbach, qui lui-même eut pour successeur au congrès de Lunéville le comte Louis Cobenzl, le négociateur de Campo-Formio ^. Mais, selon Sybel, l'ambassadeur d'Angleterre, mécontent de la trêve et irrité contre Lehrbach qui l'avait négociée, fit des objections à sa nomination au ministère, qu'il considéra comme un acte de défection de l'Autriche. Colloredo fut donc chargé de ces fonctions trop lourdes pour lui et dans lesquelles il fut secondé jusqu'à nouvel ordre par Thugut, qui reprit ainsi toute son influence^.

Gobenzl arriva à Lunéville le 2 brumaire an IX (24 octobre

1. Moreau au Premier Consul, Nymphenburg, 3« jour complémentaire an VIII.

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