Rapport de Decaen, Ebersberg, V6 frimaire
le terrain perdu. Un bataillon de la légion polonaise arrêta h son tour les Autrichiens, puis les refoula définitivement. « Oo amena de toutes parts des prisonniers et du canon... Ce spectacle du succès fut d'autant plus ravissant, écrit Decaen, qu'à ce beau moment la neige cessa de tomber et que le soleil se montra dans toute sa splendeur. 11 semblait que cet astre divin avait voulu éclairer notre triomphe* )).
Drouet était enfin dégagé; il rassembla ses troupes pour marcher sur Maitenbeth et rejoindre Richepance. Decaen dirigea la légion polonaise à travers bois vers la grande route de Hohenlinden à Haag. On sait qu'elle contribua à la déroute de la colonne KoUowrat ^.
Toutefois, les Autrichiens tenaient encore sur la gauche. Decaen dirigea sur ce point la brigade Durutte, qui les obligea à rétrograder. Un corps ennemi d'environ 900 hommes, qui avait perdu sa ligne de retraite, cherchant à se faire jour, Durutte envoya, sous les ordres de l'adjudant-major CormiU deux compagnies du 2® bataillon de la 14^ dont une de carabiniers, pour mettre fin à sa résistance. On se fusilla un moment, mais, Cormil, voyant les Autrichiens disposés à se défendre, s'avança seul et leur enjoignit de se rendre, ce qu'ils firent aussitôt^.
Déjà le détachement du colonel Bojakowsky était en pleine retraite, laissant un canon entre les mains des Français ^. Le bataillon du 60% amené à Ghristoph par le major Rothkirch, se conformait à ce mouvement. Gyulai se replia par Wall sur Albaching ^. Quant au colonel Richter, il continua sa marche