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chienne en ce point, et qu'il serait ainsi en mesure de la prendre à revers. Il était plus vraisemblable d'admettre que Richepance prononcerait son attaque sur le flanc de cette colonne, dont les derniers éléments n'auraient pas dépassé Maitenbeth. Moreau n'était même pas certain que Richepance pourrait s'avancer jusqu'à ce point ; aussi lui avait-il recommandé de prendre éventuellement, « à gauche de Christophe un débouché plus rapproché de Hohenlinden ^ )). Decaen devait suivre ce mouvement^.
Ces deux divisions n'étaient donc nullement destinées, dans l'esprit de Moreau, à interdire aux Autrichiens l'accès de la forêt en résistant sur la lisière orientale, ainsi que Ta affirmé Napoléon. Il ressort d'ailleurs d'une lettre de Lahorie à Decaen, en date du 12 frimaire au matin, que la mission de ces deux divisions était nettement offensive 3. Au reste, Decaen commence ainsi l'exposé des opérations de sa division : « D'après les ordres que le général Decaen avait reçus de suivre le mouvement du général Richepance, qui devait attaquer sur Maitenbeth...^)). Les instructions expédiées par Lahorie parvinrent à Richepance, car il écrivait à Decaen, le 12 frimaire, à 2 h. 30 du matin : « J'ai reçu, mon cher Général, l'ordre d'attaquer aussitôt mon arrivée à Christoph. . . ^ )>.
Si les ordres mêmes de Moreau à Richepance n'ont pu — comme nombre d'autres pièces — être retrouvés aux Archives de la guerre, leur existence est du moins démontrée par les documents qui précèdent. En outre, les instructions de Grenier à ses divisionnaires mentionnent, ainsi qu'on a pu le constater, la mission confiée à Richepance et à Decaen,