‹ HohenlindenChapitre 207 sur 344 · Lahorie à Decaen, Anzing, 11 frimaire · texte numérisé non relu

Lahorie à Decaen, Anzing, 11 frimaire

extrêmement probable qu'une colonne importante suivrait la route de Haag à Hohenlinden, seul itinéraire carrossable de la région. Enfin, Moreau ne se décida à exécuter son plan qu'après avoir acquis la certitude que les Autrichiens se fixeraient pour ainsi dire d'eux-mêmes par une attaque sur les troupes de Grenier et de Grouchy ^

(( Si la manœuvre de ces deux divisions avait eu pour but de tomber sur le flanc gauche de l'ennemi, dit Napoléon, elle eût été contraire à la règle, qui veut qu'on ne fasse pas de gros détachements la veille d'une bataille. L'armée française n'avait de réunies que six divisions; c'était beaucoup hasarder que d'en détacher deux, la veille de Faction. Il était possible que ce détachement ne rencontrât pas les ennemis, parce que ceux-ci auraient manoeuvré sur leur droite ou auraient déjà emporté Hohenlinden avant son arrivé à Altenpot (Maitenbeth). Dans ce cas, les divisions Richepance et Decaen, isolées, n'eussent été d'aucun secours aux quatre autres, qui eussent été rejetées au delà de l'Isar; ce qui eût entraîné la perte de ces deux divisions détachées- ».

Cette critique ne paraît pas complètement fondée et repose, semble-t-il, sur une interprétation inexacte des faits. Moreau avait eu d'abord la pensée d'appeler, le 12 frimaire, la division Richepance à Hohenlinden -^ Il ne se détermina à la diriger sur Christoph et Maitenbeth qu'après avoir acquis la certitude de la marche d'une partie importante de l'armée autrichienne par la grande route de Haag à Hohenlinden *, Il était donc sûr alors que l'archiduc Jean ne manœuvrait pas par sa droite. 11 recommanda d'ailleurs à Richepance d'atteindre Maitenbeth de bonne heure, c'est-à-dire à un moment où l'ennemi ne pouvait avoir encore « emporté Hohenlinden ».

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