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donné que des résultats insignifiants; les Français n'en eussent recueilli aucun ti:ophée. Toutefois, si Moreau ne pouvait point compter sur des incidents aussi favorables, ses dispositions n'en étaient pas moins excellentes dans l'état où il devait supposer les forces ennemies ^ )).
Napoléon s'est montré indulgent pour l'archiduc Jean. « Ses dispositions pour la bataille de Hohenlinden, dit-il, sont fort bien entendues, mais il a commis des fautes dans l'exécution. La nature de son mouvement voulait que son armée marchât en échelons, la droite en avant; que la droite, commandée par le général La Tour [Baillet], et les flanqueurs du général Kienmayer fussent réunis et aux mains avec le corps du lieutenant-général Grenier avant que le centre n'entrât dans la forêt. Pendant ce mouvement, l'archiduc devait se. tenir en bataille avec le centre, à hauteur d'Altenpot [Maitenbeth], faisant fouiller la forêt par une division, pour favoriser la marche du général La Tour... Au lieu de cela, il marcha le centre en avant, sans faire attention que sa droite et sa gauche, qui s'avançaient par des chemins de traverse, dans des pays couverts de glaces, ne pouvaient pas le suivre, de sorte qu'il se trouva seul engagé dans une forêt, où la supériorité du nombre est de peu d'importance^ ».
Il n'est pas douteux que l'archiduc ne devait pas faire pénétrer sa colonne principale dans le long défilé que suit la grande route dans la forêt de Haag avant d'être certain qu'elle pût en déboucher sur Hohenlinden. Le général autrichien ne s'attendait pas, il est vrai, à une bataille pour le 12 frimaire — circonstance que Napoléon semble avoir ignorée. Il croyait n'avoir qu'à poursuivre une armée battue a Ampfing ; ses ordres pour la journée en témoignent. L'archi-