Mémoires de Napoléon (Gourgaud), t. H, p
duc Jean n'en devait pas moins être en mesure de livrer combat si les événements étaient contraires à ses prévisions. Il a rejeté la responsabilité de sa défaite sur la mollesse de ses généraux de division et en particulier du chef de la colonne de gauche. 11 reproche à Riesch d'avoir mis onze heures pour se porter de Haag à Albaching*, ce qui n'est pas exact, car Riesch partit de Haag à 4 h. 30 du matin et atteignit Albaching à 10 heures-. Suivant l'archiduc, c'est cette lenteur qui a permis à une colonne française de se glisser entre Riesch et Kollowrat et de déboucher par Maitenbeth sur les derrières de celui-ci^. La part de responsabilité qui incombe à Riesch est encore diminuée s'il est vrai, comme l'assure Ditfurth, qu'il ait fait connaître au général en chef l'impossibilité d'atteindre Albaching et Christoph en temps utile ^. Au reste, selon l'opinion très fondée de l'archiduc Charles, ce fut une faute de donner à la colonne de gauche une direction qui Téloignait tant de celle du centre^.
L'archiduc Jean reproche, d'autre part, aux deux colonnes de droite d'avoir perdu du temps ^' ; la critique est fondée en ce qui concerne Raillet, qui resta d'ailleurs à peu près inerte pendant toute la bataille; elle l'est moins, suivant toute apparence, pour Kienmayer et Schv^arzenberg. Dans son premier rapport à l'Empereur, l'archiduc accuse surtout Riesch et Baillet de s'être trop laissé occuper sur leur front par l'ennemi et d'avoir négligé de se rapprocher de la colonne du centre "'.
i. L'archiduc Jean à Tige, Alt-Oelting, 5 décembre (Huiler, loc. cit., t. II, p. 438),