‹ HohenlindenChapitre 213 sur 344 · Àiisgewàhlte Schriften, p · texte numérisé non relu

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Die Redaktion von Streffleurs miiitàrischer Zeitschrift

zugleich

Organ der militârwissensciiaftliclien Vereine Wien, I. Graben 13.

Par Ernest Picard, chef d'escadron d'ar- LiUerie breveté, chef de la section historique de i'état-rnajor de l'armée. — 1 vol. in-8^ XIX, 409 pages, avec douze cartes hors texte, 16 francs (Lavauzelle éditeur).

Le nom du commandant Ernest Picard est suitisamment connu dans le monde scientiiique, en particulier par ses beaux travaux sur la guerre de 18/0 et par sa remarquable thèse de doctorat Bonaparte et Moreaa, pour qu'un nouvel ouvrage publié par lui ne se recommande aussitôt à tous ceux qu'intéresse l'histoire militaire. De fait, son vulume actuel, Holienlinden, est absolument digne des précédents.

Après Tarmistice de Parsdorf, les hostilités recommencent à la fois en Allemagne et en Italie. Le 27 novembre 1800, l'armée du Hiiin, sous les ordres de Moreau, est concentrée entre l'Isar et l'inn. L'auteur ne se borne pas à exposer ses emplacements; il retrace le caractère de ses cnefs, son état moral, son attitude envers les populations, l'organisation des services de l'arrière. Suit un tableau semblable pour l'armée austrobavaroise, puis l'exposé des plans conçus par les quartiers généraux opposés.

Le 28 novembre, l'armée du Rhin s'ébranle. Le 1®^" décembre a lieu le combat d'Ampfîng, où deux divisions françaises, assaillies par le gros des forces autrichiennes, combattent en retraite sans se laisser entamer. L'armée française se concentre alors à Hohenlinden. Attaqué le 3 décembre, Moreau contient les Autrichiens de front, et jette sur leur ilanc gauche les divisions Richepance et Decaen. La manœuvre réussit à merveille; le désastre est complet pour l'ennemi. Pour la première fois, nous trouvons là une relation exacte de cette célèbre journée de Hohenlinden.

L'archiduc Jean se replie derrière l'Inn; mais, dès le 9 décembre, Lecourbe force le passage. Désormais Moreau ira de victoire, en victoire, jusqu'à quelques jours de marche de Vienne.

Telle est — autant qu'une analyse aussi succincte peut en donner l'idée — la matière de cet important ouvrage, très riche en faits, dépourvu de toutje vaine littérature, plein de considérations justes et d'enseignements précieux. La méthode du commandant Picard est rigoureuse et irréprochable. Il n'a guère utilisé que des doicuments solides puisés dans les grands dépôts d'archives de Paris, de Vienne et de Munich. Il les a dépouillés et analysés ^vec yninutie et avec un grand sens critique, que l'excellente bibliographie placée au début fait nettement ressortir.

Par sa méthode, par ses aperçus d'en semble, par ses conclusionai, ice livre se place au premier rang de notre littérature militaire.

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La campagne d'Allemagne de 1800

Les historiens militaires ont diversement apprécié les faits de cette campagne. M. le commandant Picard, chef de la section historique de l'état-major de l'armée, vient de fixer d'une manière définitive cette période de notre histoire dans une monographie magistrale qu'il a intitulée Hohenlinden.

Cet ouvrage, extrêmement documenté, ne comprend pas moins de 400 pages grand in-8°. Ayant à traiter un sujet très controversé, l'auteur a remonté aux sources et l'on aura une idée de la conscience avec laquelle le travail a été accompli lorsqu'on saura que l'index bibliographique comporte près de vingt pages de texte !

Précision, clarté, exactitude, telles sont les qualités caractéristiques de ce beau livre qui traite un sujet encore insuffisamment exploré, mais qui se trouve désormais étudié de la manière la plus définitive.

Un album comprenant douze cartes accompagne l'ouvrage. Prix : 16 francs.

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Uarmée autrichienne était affaiblie, non moins moralement que matériellement : « Je dois vous dire, écrivait Tarchiduc Jean le surlendemain, que si l'ennemi sait utiliser ses avantages, on ne peut pas compter, en général, sur une résistance opiniâtre de nos troupes * ».

Les événements allaient bientôt démontrer l'exactitude de cette appréciation.

1. L'archiduc Jean à Tige, Alt-Oetting, 5 décembre (Hûfîer, loc. cit., t. II, p. 439).

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