‹ HohenlindenChapitre 215 sur 344 · Jomini, loc. cit., t. XIV, p · texte numérisé non relu

Jomini, loc. cit., t. XIV, p

minée au grand quartier général français. Du moins n'en estil resté nulle trace. Au reste, même après une victoire décisive, il eût été un peu téméraire peut-être de s'avancer entre le Danube et le gros de l'armée autrichienne, « qui, selon l'opinion de Jomini lui-même, par des mesures vigoureuses et un changement de front exécuté à propos, aurait pu placer les républicains dans une position critique* ». L'armée du Rhin n'aurait pas perdu toutefois sa ligne de retraite, qu'elle pouvait prendre vers Flsar entre Landshut et Landau.

En franchissant Tlnn vers Rosenheim, Moreau pouvait constater, par un simple aperçu de la carte, qu'il faudrait passer ensuite la Traun et la Salzach, obstacles que Ton eût tournés par la manœuvre précédente. De plus, la nature accidentée du pays de Salzburg était peu favorable à une marche rapide que tout commandait d'entreprendre pour profiter de la démoralisation de l'adversaire et recueillir les fruits de la victoire.

Mais d'autres considérations déterminèrent Moreau à marctier rapidement sur Salzburg. De là, dit justement Desselle, (( on prenait le Tyrol à revers, on coupait de l'armée d'Allemagne le corps engagé dans la vallée de l'Inn, depuis Kufstein jusque dans l'Engadine. On menaçait les routes directes de Vienne sur Fltalie, et si les Français, victorieux sur les bords de l'Adige et du Mincio, poursuivaient vivement les Autrichiens, battus sur ces deux rivières, ceux-ci étaient forcés de se rejeter au fond de la Hongrie pour y trouver une retraite assurée'^ )).

Pour arriver à Salzburg, il fallait d'abord franchir Tlnn. Par son lit profondément encaissé, par le commandement presque constant de la rive droite, par son débit considérable à cette époque de l'année, par ses rares points de passage enfin, défendus par les places de Braunau et de Kufstein,

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