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Rapport de Dessolle du 24 frimaire au 4 nivôse

COMBAT DE STRASSWALGHEN 32T

investir Braunau et étendre sa gauche vers Ingolstadt, afin de défendre le Danube et tâcher de se lier avec le général Augereau. Apprenant que Klenau se dirigeait avec une partie de ses forces sur Nuremberg, Sainte-Suzanne s'efforça de le rappeler vers le sud en prenant résolument Toffensive. Souham se porta sur Ratisbonne et s'en empara ; Colaud marcha sur Passau. Ces opérations eurent le double résultat d'obliger Klenau à renoncer à son projet et « d'assurer les derrières de notre gauche * ».

Moreau avait vu parfaitement clair en jugeant que l'armée autrichienne était assez ébranlée pour qu'il lui fût possible de^ se préoccuper à peine des menaces sur sa ligne de communication. L'archiduc Jean était complètement découragé. « L'armée a tant souffert, écrivait-il le 15 décembre à Hiller, qu'il n'y a plus à attendre d'elle aucune résistance sérieuse, et la seule chose à faire actuellement, c'est de nous replier derrière la Traun ^ ». Dans une lettre du môme jour à l'archiduc Charles, le général en chef autrichien ne se montrait pas moins inquiet : « Le moral des troupes est tombé bien bas, et je ne sais si je puis compter qu'elles résisteraient encore à une nouvelle attaque : je n'ose l'espérer, et je compte me retirer derrière la Traun^ ». Afin de mieux instruire l'Empereur des conditions déplorables dans lesquelles se trouvait l'armée, l'archiduc Jean envoya à Vienne le prince Liechtenstein ^.

Depuis quelques jours, le souverain se préoccupait de remplacer l'archiduc Jean. Le 9 décembre, il avait écrit à l'archiduc Charles, alors en Bohême, pour lui demander instamment de prendre le commandement de l'armée ^.

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