Dessolle au Ministre de la guerre, Steyer, 5 nivôse
5. Condé à Louis XVIII, Kapfenberg, 6 janvier 1801 (Boulay de laMeurthe, loc. cit., t. I, p. 11). — D'après une note du comte Keller, reproduite par Hûffer {loc. cit., t. II, p. 512, note 1), on avait déjà fait, à la cour de Vienne, des préparatifs de départ.
400 caissons et 6.000 voitures*, se trouva à 20 lieues des portes de Vienne, couverte de lauriers, et contraignant enfin la maison d'Autriche à déposer les armes. Un tel résultat dispense de tout éloge ; ce que nous pourrions en dire ne pourrait que raiïaiblir.
)) Les annales de la guerre n'offrent qu'un seul exemple d'une poursuite plus extraordinaire peut-être, mais non plus habilement conduite-... Elle fit à Richepance une réputation qui ne s'est pas assez répandue, parce que la mort moissonna ce guerrier trois ans après, à la Guadeloupe, beaucoup trop tôt pour la France et pour sa gloire ^ ».
Comme le disait justement Dessolle, « l'armistice, où l'on n'avait pas abusé de la position formidable où nous nous trouvions, était cependant très favorable à l'armée française* ». La ligne de démarcation, partant de Baiersdorf en Franconie, passait à Edangen, Nuremberg, Neumarkt, Parsberg, Ratisbonne, où elle franchissait le Danube, dont elle longeait la rive droite jusqu'à TErlauf, qu'elle remontait jusqu'à sa -source; elle rejoignait par Gaming, Gôstling et Eisenerz, la vallée de la Mur à Leoben ; suivait cette rivière jusqu'au point où elle était coupée par la route de Salzburg à Klagenfurt ; se dirigeait ensuite sur Spittal, puis sur Brixen et Botzen ; enfin, par Meran et Glurns, arrivait à Rormio d'ans la Valteline. Les troupes autrichiennes, qui se trouvaient encore dans les Gri-
1. Dans son rapport, Dessolle donne des chiffres différents 43.000 tués, blessés ou prisonniers, 147 canons, près de 430 caissons, 7.000 à 8.000 voitures. Il semble difficile de donner les chiffres exacts. Ailleurs, Dessolle indique : 12.000 ou 15.000 tués ou blessés, 140 pièces de canon (Dessolle au Ministre de la guerre, Steyer, 5 nivôse).
2. Celle des Prussiens dans la nuit qui suivit la bataille de Waterloo.
3. Jomiui, loc. cit.^ t. XIV, p. 137- 138. — Moreau écrivait à Richepance, de Wels, le 2 nivôse : (( ... Je vous prie de témoigner à votre division combien elle vient d'acquérir de nouveaux di'oits à la reconnaissance publique, tant par le courage qu'elle a déployé dans les différents combats qu'elle a livrés depuis Salzburg, qu'en supportant avec un courage héroïque les fatigues et les privations inséparables d'une mardie aussi rapide... ».