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Rapport de Dessolle, du 24 frimaire au 4 nivôse

ARMISTICE DE STEYEK 37T

sons, dans le ïyrol et en Garinthie, devaient se retirer immédiatement par la route de Klagenfurt sur Bruck, sans qu'aucune pût être dirigée sur l'Italie. Les forts de Kufstein et de* Scharnitz, ainsi que les autres points fortifiés du Tyrol, les débouchés da Finstermûnz, Nauders et autres fortificationsde campagne du Tyrol, les places de Wùrzburg et de Braunau seraient remises aux Français. Aucune troupe ne serait envoyée de part et d'autre en Italie; mais Moreau s'engageait à inviter son collègue à conclure une suspension d'armes*. Enfin l'armistice ne pourrait avoir une durée inférieure à trente jours. A l'expiration de ce délai, les hostilités ne recommenceraient qu'après quinze jours d'avertissement^.

« Il ne faut pas nous dissimuler, écrivait l'archiduc Charles à l'Empereur, que ces conditions sont infiniment dures et extrêmement douloureuses^... Je suis convaincu qu'à tout autre moment et dans toute autre situation, il eût fallu se résoudre à une ou plusieurs batailles plutôt que d'accepter de semblables clauses. Dans des circonstances ordinaires, la perte d'une ou deux batailles correspond habituellement à la cession d'une partie ou, tout au plus, de la totalité* d'une province. Mais, dans le cas présent, la perte de ces^ dernières batailles entraînerait infailliblement la ruine de la monarchie... En conséquence, je considère comme un devoir de faire connaître à Votre Majesté ma conviction : il vaut mieux souscrire aux conditions de cet armistice — si dures.

1. Le jour même de la signature de Tarmistice, Moreau écrivait à Brune dans ce sens : « ... J'ose dire que vous remplirez parfaitement les intentions du Gouvernement, qui veut finir la guerre, et n'a repris les armes, dans cette saison rigoureuse, que pour accélérer la conclusion de la paix » (Moreau à Brune, Steyer, 5 nivôse).

2. Traité d'armistice entre les armées française et impériale en Allemagne, conclu à Steyer le 25 décembre 1800 [A. H. G., Correspondance, 25 décembre ; K. K. Archiv, XII, 483 (Hûffer, loc. cit., t. II, p. 508-511)]. — Le texte donné par F. de Martens {Recueil des principaux traités^ t. VII, p. 286-290) contient de nombreuses erreurs d'impression (Glabern, Bogelbach, Sching, Prenzernzant, etc., au lieu de Laaber, Kogelsbach, Scharnitz, Finstermûnz).

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