‹ HohenlindenChapitre 8 sur 344 · Aulard, Paris sous le Consulat, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Aulard, Paris sous le Consulat, 1. 1, p

3. L'Empereur à Bonaparte, 5 juillet 1800 (Vivenot, VertraïUiche Briefe des Freiherrn von Thugut, t. Il, p. 239). — Saint-Julien chercha à rejoindre Bonaparte en Italie. Il le manqua, le 13 juillet, à Milan et partit en poste pour Paris, où il arriva le 21.

4. Hûfïer, Quellen ziir Geschichte der Kriege von 1799 und 1800, t. II, p. 135 r Thugut à Talleyrand, 11 août 1800 (Vivenot, loc. cit., t. II, p. 237).

9 thermidor (28 juillet) des préliminaires de paix basés sur le traité de Campo-Formio ^ La ratification par l'Empereur devait arriver à Paris le 27 thermidor (15 août), faute de quoi la suspension d'armes cesserait à cette date-.

Quelques jours avant l'armistice, le Premier Consul avait prescrit à Augereau, commandant l'armée gallo-batave forte d'une vingtaine de mille hommes, de se porter par Dûsseldorf sur Mayence, d'appuyer le flanc gauche de l'armée du Rhin, de menacer la Bohême, d'obliger les petits princes d'Allemagne à faire la paix séparément après leur avoir imposé des contributions. Il lui était recommandé toutefois de ne jamais s'éloigner du Rhin à plus de huit ou dix jours de marche, afin de pouvoir éventuellement retourner à la défense des côtes ^.

De son côté, Brune, placé à la tête de la seconde armée de réserve^ organisée à Dijon et comptant environ 10.000 combattants^, devait entrer en Suisse, se relier à Tarmée d'Ralie et couvrir le flanc droit de l'armée du Rhin^.

Au cours des négociations, dès le 5 thermidor (24 juillet), les quatre généraux en chef, Moreau, Masséna, Augereau et Brune, reçurent l'ordre de ne a pas s'endormir dans leurs préparatifs )) et de prendre « toutes les mesures pour pouvoir entrer en campagne » au premier avis. Moreau devait concen-

1. Pour les négociations, voir Archives des Affaires étrangères, Autriche, vol. 371, f»» 65-74.— Cf. De Martens, Recueil des principaux traités, t. Vil, p. 82 et suiv; Sorel, VEurope et la Bévolution française, t. VI, p. 58 60.

Saint- Julien paraissait assez peu apte à des négociations politiques, si l'on en juge par cette opinion de Sandoz-Roliin, l'ambassadeur de Prusse à Paris : « Ce n'est pas que le négociateur autriciiien soit fort discret et mesuré dans ses paroles ; rien moins que cela )) (Bailleu, Publicationen aus den k. preussischen Staats Archiven, t. VIII, p. 387, rapport du 27 juillet 1809.) — D'après Duroc et Murât, le Premier Consul aurait traité Saint Julien de « grand bavard )) {Ibid.). — Voir, au sujet de ces négociations, Hûfïer, Marengo, t. I, p. 127.

2. De Martens, loc, cit., t. VII, p. 83, art. VII des Préliminaires.

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