‹ HohenlindenChapitre 90 sur 344 · Mémoires de Napoléon (Gourgaud), t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Napoléon (Gourgaud), t. II, p

au-dessous de Rosenheim. Il vous engage, en conséquence, à reconnaître avec attention les abords de cette rivière, depuis Rosenheim en remontant sur tout votre front * )).

Moreau confirmait dans un post-scriptum les idées exposées par son chef d'état-major : « Il est probable que ce sera de votre côté que nous tenterons le passage de l'Inn. J'ai vu aujourd'hui un assez gros corps ennemi entre Ampfing et Mûhldorf; Farchiduc Jean y était, ce qui prouve encore la nécessité et l'avantage d'agir par notre droite^ )). Moreau autorisait d'ailleurs Lecourbe à affaiblir les troupes qu'il avait laissées en observation devant leTyrol, si les nouvelles venues de cette région n'étaient pas alarmantes ^

La conception de Moreau était juste ; encore eût-il fallu se prémunir contre un mouvement offensif de l'ennemi sur l'aile gauche de l'armée pendant que l'aile droite serait occupée au passage de rinn. Cette mesure de précaution s'imposait d'autant plus que les renseignements reçus par Moreau lui avaient fait connaître la présence de troupes autrichiennes en nombre assez considérable entre le Danube, la Vils et la rive gauche de rinn ^. Un rapport d'émissaire lui avait appris en outre que le plan de l'ennemi était d'attaquer, avec des forces importantes, l'aile gauche française 3. L'opération du passage de l'Inn vers Rosenheim impliquait donc l'établissement préalable d'une fraction de l'armée en couverture face aux débouchés de Vilsbiburg, de Neumarkt, de Mûhldorf et de Wasserburg.

Page 1