Mathieu Dumas, loc. cit., t. V, p
4. Tige à Kollowrat, Vienne, 12 octobre 1800 (K. K. Archiv, X, 15 1/4).
PLAN d'opérations DE l'aRMÉE AUTRICHIENNE 97
à jouer efficacement un rôle défensif qu'à exécuter des opérations offensives. Le moral des troupes laissait, d'autre part, beaucoup à désirer pour une armée qui allait avoir à accomplir de longues marches et à lutter contre des forces considérables, exaltées par leurs succès précédents *.
« L'archiduc Jean a eu tort de prendre l'offensive et de passer l'Inn, a dit plus tard Napoléon. Son armée était trop démoralisée; elle avait trop de recrues; enfin, elle avait à combattre des forces trop considérables, et opérait dans une saison où tous les avantages sont pour celui qui reste sur la défensive- ».
Weyrother, nommé chef d'état-major général, avait conçu un vaste plan, qui ne pouvait manquer de séduire l'im agination ardente du jeune commandant en chef de l'armée autrichienne d'Allemagne par les espérances de succès brillants et rapides que devait faire naître sa mise à exécution. Tandis que 10.000 hommes surveilleraient le cours moyen de l'Inn, 60.000 hommes, rassemblés dans la vallée inférieure de ce fleuve, entre Braunau et Passau, devaient franchir Tlsar près de Landshut. De là, on comptait se rabattre vers le sud et se porter sur le Tyrol par la région comprise entre l'Isar et le Lech, et offrir la bataille aux Français dans ces parages. Le succès ne paraissait pas douteux, et l'on espérait bien, après une rencontre heureuse entre Lech et Isar, rejeter l'ennemi sur la rive gauche du Lech et peut- être même plus loin. L'aile droite de l'armée, sous les ordres du général Klenau, devait, pendant ce temps, s'emparer d'Ingolstadt et faciliter le mouvement en avant du gros de l'armée en menaçant la ligne de communications des Français ^.
i. Œstreichische militàrische Zeitschrift, 1836, t. UI, p. 252 ; Hûlïer, loc. cit,^ t. H, p. 387; Heilmann, loc. cit., p. 42.